festival international de l’Inchad

Festival international de l’Inchad à Constantine : Clôture en beauté de la 7e édition

La 7e édition du festival international de l’Inchad de Constantine a été clôturée mardi soir au Théâtre régional Mohamed-Tahar Fergani, en beauté devant un public nombreux. Animée en première partie par la troupe espagnole El Firdaus, la soirée a englobé un cocktail de madih et de chants religieux interprété par le mounchid du groupe Ali Keller qui a chanté « Sala Alahou Ala Mohamed’’, ‘‘Talaa El badrou’’, ‘‘Dhikr Anabi’’ faisant l’éloge du prophète Mohamed (QSSSL) dans une soirée distinguée par une grande interaction de l’assistance. Composé de musiciens et artistes marocains, britanniques et espagnols, la prestation du groupe a donné lieu à un voyage dans les sonorités, flamenco, celtique et le patrimoine soufi au bonheur d’un public conquis, dès les premières notes. A la fin de son spectacle, Ali Keller a salué la réceptivité du public assurant dans une déclaration à la presse que ‘‘la musique rassemble les peuples’’.
La deuxième partie de la soirée a été assurée par le mounchid jordanien Mohamed Amine Al Termidi accompagné par la troupe Raoudhat Al Habib de Constantine. Dans un geste tout en élégance l’artiste à la voix forte et la présence imposante sur scène, a entamé sa prestation par ‘‘El Djazair’’, un poème composé et chanté par l’artiste en hommage, a-t-il dit, ‘‘aux victimes des massacres du 8 mai 1945’’, accueilli par un tonnerre d’applaudissement. Le mounchid a interprété par la suite un bouquet de madihs offrant d’intense moment d’émotion et de recueillement. ‘‘L’inchad en Algérie a considérablement évolué ces dernières années’’ a indiqué à la presse Al Termidi à la fin du spectacle soulignant que cet art transmet ‘‘un message d’amour et d’acceptation de l’autre’’. Ouverte samedi dernier, la 7ème édition du festival international de l’inchad a vu défiler des troupes algériennes et d’autres venues du Maghreb, du Moyen-Orient et d’Europe, conjuguant avec bonheur talent, créativité et authenticité. Pour le commissaire du festival, Abdelaali Louhouah, cette 7e édition a œuvré à promouvoir la culture et a offert aux artistes tout comme au public ‘‘l’opportunité de découvrir des sons nouveaux et des créations originales mais qui restent toujours respectueuses de l’authenticité du l’inchad, chant mystique par excellence’’.