Des étudiants sahraouis de l’Université de Saragosse ont affirmé avoir dénoncé ce qu’ils qualifient de « discours de propagande » lors d’une conférence organisée par le consulat du Maroc à Tarragone, en Catalogne. L’incident aurait ensuite dégénéré en affrontement verbal et physique dans l’enceinte universitaire, selon un communiqué de leur association.
D’après la section de l’Association des étudiants sahraouis de l’Université de Saragosse, la conférence s’est tenue au sein de la faculté de droit et était organisée par le consulat marocain dans la région. L’événement visait à présenter la position officielle du Maroc concernant le Sahara occidental. Les étudiants sahraouis présents affirment avoir contesté publiquement les arguments présentés par les intervenants marocains, qu’ils considèrent comme une tentative de promotion d’une souveraineté contestée sur ce territoire. Ils soutiennent que leurs interventions ont été interrompues par les organisateurs. Selon le même communiqué, la situation aurait rapidement dégénéré lorsque des membres de la délégation consulaire marocaine, estimée à une vingtaine de personnes, seraient intervenus pour faire cesser les prises de parole des étudiants. Les étudiants affirment avoir été expulsés de la salle de manière forcée et qu’un climat de tension s’est installé lors de l’échange. De leur côté, les organisateurs n’ont pas encore communiqué publiquement sur les circonstances précises de l’incident.
Les étudiants sahraouis soutiennent que les documents et arguments présentés durant la conférence ne refléteraient pas, selon eux, les positions du droit international concernant le Sahara occidental, un territoire occupé. Ils affirment également que leur intervention visait à contester ces éléments dans un cadre académique, estimant avoir exercé leur droit à la libre expression au sein de l’université.
Dans une déclaration relayée par leur association, un membre des étudiants sahraouis en Espagne, Khaled Loulad, a indiqué que ces incidents ne les empêcheraient pas de poursuivre leurs prises de position.
Il a affirmé que les étudiants continueront, selon lui, à défendre leur cause et à intervenir dans les espaces académiques pour exprimer leur point de vue et contester ce qu’ils considèrent comme des informations erronées sur la question du Sahara occidental.
Soutiens et réactions après l’incident
L’incident aurait suscité plusieurs réactions de solidarité envers les étudiants sahraouis au sein de certains cercles militants et associatifs, qui dénoncent des tensions autour des débats liés au Sahara occidental dans les universités et forums internationaux.
Cet épisode s’inscrit dans un contexte plus large de débats et de tensions récurrentes autour de la question du Sahara occidental dans différents espaces internationaux, notamment lors de conférences, réunions diplomatiques ou événements académiques. Selon les étudiants sahraouis, ce type d’incident illustre la sensibilité du sujet et les divergences persistantes entre les parties concernées sur son interprétation politique et juridique.
Au-delà des positions politiques, l’incident relance également la question de la liberté d’expression dans les espaces universitaires, où se confrontent régulièrement points de vue diplomatiques, académiques et militants sur des sujets géopolitiques sensibles.
Pour l’heure, aucune réaction officielle détaillée des autorités universitaires de Saragosse ni du consulat marocain concerné n’a été rendue publique concernant ces faits.
M. S.











































