gaid salah

ETAT-MAJOR DE L’ANP : «C’est au peuple de choisir son Président»

Au troisième jour de sa visite en 2e R.M. à Oran, le chef d’état-major de l’ANP persiste et signe sur le processus électoral, à travers l’organisation d’une présidentielle «dans les plus brefs délais», la seule solution à la crise politique. En revanche, ce qui n’aurait pas été une surprise dans la position inflexible de Gaïd Salah, tout autre initiative qui sorte du cadre électoral, est nulle et non avenue auprès de l’Institution militaire.

Autrement dit, l’état-major de l’ANP rejette catégoriquement l’appel à l’adoption d’un processus de transition démocratique et dont l’élection présidentielle serait la dernière étape. Au-delà d’exprimer son opposition farouche à ce qu’il appelle un projet «aventureux» et porteur d’une «menace» pour la stabilité du pays et ses Institutions, Gaïd Salah charge avec virulence les partisans. À ceux qu’il qualifie de «mercenaires au service de la bande» dont les ambitions «sont dictées par leurs maîtres», l’Institution militaire ne risque pas de faire marche arrière.
«Nous œuvrerons ensemble et sans relâche à mettre en échec tous les plans abjects de ces parties et de ces mercenaires, dont les positions sont de plus en plus inconstantes et contradictoires, car elles ne sont tout simplement pas le fruit de leur propres décisions, mais sont dictées par leurs maîtres, qui les contrôlent et les dirigent comme bon leur semble, en tentant de minimiser le rôle de l’Algérie sur le plan régional et international», cite un communiqué du ministère de la Défense nationale.
À travers sa véhémente décharge, Gaïd Salah accuse les partisans d’une période de transition de «manipulateurs» des foules dans les marches populaires. C’est ce qu’il a laissé entendre lorsqu’il dit notamment que «le peuple algérien, conscient et mature, n’a besoin d’aucune tutelle, quelle qu’elle soit, ni que l’on lui dicte quoi faire.» Une déclaration qui renvoie et qui fait office d’attaque dans l’objectif d’organiser une élection présidentielle, dont le processus «doit être accéléré», suggère le chef d’état-major de l’ANP dans son premier discours de lundi à Oran. «Le peuple est le seul à choisir librement et dans la transparence le futur Président de la République, car notre pays ne sera pas bâti par la bande qui n’a jamais connu véritablement l’Algérie et son peuple, ni ne l’a soutenu pendant les moments difficiles et lors des crises», assure Gaïd Salah, comme pour exclure toute «cooptation» du futur président de la République.
Farid Guellil