Le nombre de cas confirmés d’Ebola a atteint 1.502, dont 473 décès, en République démocratique du Congo (RDC), alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué que l’épidémie restait grave.
Selon le dernier rapport de situation publié vendredi par les autorités sanitaires congolaises, 628 patients sont actuellement en isolement ou hospitalisés, tandis que le pays a enregistré 229 guérisons. Le rapport fait également état de 213 cas suspects du jour, dont 63 décès suspects. S’exprimant lors d’un point de presse en ligne, Mohamed Yakub Janabi, directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, a déclaré que la situation restait grave, la transmission se poursuivant dans les provinces orientales de l’Ituri et du Nord-Kivu. Selon lui, il s’agit de la plus grande épidémie d’Ebola, causée par la souche Bundibugyo, jamais enregistrée. Pierre Akilimali, expert de l’OMS en RDC, a noté que cette épidémie survenait dans des zones marquées par l’insécurité et les activités de groupes armés, ce qui complique la détection des cas et le suivi des contacts. Il a ajouté que certaines zones touchées en Ituri étaient des zones minières, où les mouvements fréquents de personnes venues de l’extérieur accroissent le risque de transmission du virus.
L’OMS lance un essai clinique de traitements contre la souche Bundibugyo
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) procède au recrutement de patients en République démocratique du Congo (RDC), qui seront suivis pendant au moins 28 jours, pour un essai clinique de traitements contre la souche Bundibugyo du virus Ebola. Selon le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, le lancement de cette étude offre l’espoir d’obtenir des résultats concrets pour les communautés au cœur de l’épidémie. L’actuelle épidémie de fièvre Ebola en Afrique, provoquée par le virus Bundibugyo, contre lequel il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique, est la quatrième par son ampleur et sa gravité depuis le début des observations en 1976. Selon les règles de l’OMS, la détection d’un seul cas d’Ebola dans un pays suffit à déclarer automatiquement un épicentre de cette maladie dangereuse. La souche Bundibugyo est l’un des six types connus d’Ebola. Identifiée pour la première fois en 2007 dans l’ouest de l’Ouganda, dans la région qui lui a donné son nom, elle est considérée par la science comme moins mortelle que les autres variantes. La principale difficulté est qu’il n’existe pas de vaccin contre elle, contrairement à la souche Zaïre, plus répandue. Le virus Ebola est transmis à l’homme par des animaux infectés.
R. I.












































