Khiati

ENFANTS EMBARQUÉS À BORD DE CHALOUPES : «Une maltraitance gravissime !»

Le président de la Forem, Professeur Mustapha Khiati a affirmé, hier, lors de son passage au Forum du Courrier d’Algérie, que le phénomène d’émigration des mineurs embarqués par leurs parents s’est accéléré ces derniers temps et constitue un fait complexe et inquiétant, révélant aussi l’impératif de réguler ce fléau tout en conduisant à l’adoption d’une nouvelle loi « répressive » et qui punit les parents qui exposent leurs enfants aux différents dangers, notamment le phénomène de l’émigration irrégulière.

Plus que cela, il révélera qu’il est inconcevable de mettre en danger la vie des enfants en mer, en les mettant dans des petites barques de fortune. «embarquer un enfant dans une barque de fortune pour la «harga» relève d’une maltraitance gravissime ! …aussi, embarquer des bébés au large de la Méditerranée est un drame mortel.
D’ailleurs, plusieurs enfants embarqués ont perdula vie et ne sont jamais arrivés à destination ….», regrette-t-il encore, ajoutant toutefois que ce drame est en cours en Algérie depuis déjà trois à quatre ans et ses causes sont multiples, à savoir «le mal-vivre» et la perte de confiance de ces jeunes, ….». Outre cela, il considère qu’il est évident que ce phénomène de «harga» n’est pas la solution et n’apporte pas des réponses aux préoccupations des jeunes qui tentent de quitter le pays. «Les jeunes doivent régler leurs problèmes et essayer de trouver leurs solutions dans leur pays», a-t-il révélé encore. L’invité du Forum, Mustapha Khiati, estime urgent d’activer des dispositifs d’écoute et de sensibilisation pour réduire ce phénomène : «Notre pays a pris des mesures pour lutter contre le phénomène de harga mais ces dernières restes insuffisantes car il est toujours important de développer un système de communication envers toutes les couches de la société afin de sensibiliser les jeunes concernés sur la problématiques de l’émigration», a-t-il déclaré. Évoquant les pénibles conditions sociales des jeunes harraga, le président de la «Forem» préconise qu’il faut œuvrer à restaurer l’espoir perdu et à redonner confiance à ces jeunes harraga à travers des mesures concrètes et aussi à travers un système de communication persuasif : «Malheureusement, personne ne s’adressent aujourd’hui à ces jeunes !… ils subissent une répression continue ….», a-t-il déploré, ajoutant même qu’il faut aussi combler le temps vide pour l’enfant afin de l’aider dans son épanouissement et encore l’aider à s’éloigner des dangers qui le menacent, notamment le phénomène de la «harga».
Mehdi Isikioune