Energie

Énergies renouvelables : Le choix divise les experts

L’Algérie accuse un retard de plus en plus croissant dans le développement des énergies nouvelles et renouvelables (EnR), comme elle est appelée à dépasser la phase expérimentale pour lacer des projets concrets sachant que cet environnement reste sous exploité. Accroché lors de l’ouverture des travaux des rencontres du Club Energia du FCE, le P-DG de la filiale SKTM de Sonelgaz, Chahar Boulakhras, nous a indiqué que : « cette rencontre va nous permettre de faire des analyses sur ce qui était fait en Algérie. La décision prise par les pouvoirs publics depuis 2011, Sonelgaz a donné le premier signale pour réaliser certains projets, à travers sa filiale SKTM, et nous avons achevé aujourd’hui sur nos réseau 354 Mégawats ce qui est important, c’est vrai que par rapport au programme tracé l’objectif escompté n’est pas encore atteint. Mais, quand même il y a eu 24 centrales réalisées. En passant par une première phase expérimentale, en 2014, on a réalisé deux centrales expérimentales, dont une centrale photovoltaïque à Ghardaïa», présente comme bilan de ce qui a été réalisé jusque là par la société qu’il dirige. Pour la phase de déploiement, cet expert dira : « le leader des centrales est actuellement en service, d’ailleurs, nous travaillons en partenariat avec des partenaires internationaux dans le domaine pour justement booster le secteur, un grand travail est entrain de se réaliser sur le terrain. Je pense que cette stratégie de mise en œuvre de programme nous permettra de rattraper le retard accusé, il ne faut pas oublier que les EnR est une industrie capitaliste sachant que sur l’exploitation il n’y a pas beaucoup de frais, il s’agit juste d’une petite maintenance. À travers des projets que nous avons déjà réalisé en Algérie, ça nous a permis d’adapter nos investissements au contexte et au climat algérien et je pense que tous ça sont des atouts qui vont nous permettre de mieux sauter», ajoutant : «les Hauts-Plateaux sont considérés comme une région idéal pour l’investissement parce que nous avons un potentiel qui n’est pas négligeable, les heures d’ensoleillement dans la zone sont très importante, on dispense du foncier qui n’est pas à vocation agricole, car dans la stratégie de développement des EnR, il faut absolument en profiter de tous les paramètres et outils de travail », a-t-il souligné.
De son côté, l’expert en énergie, Tawfik Hasni, nous a fait part que : « l’Algérie doit avoir des ambitions importantes et il faut être pragmatique. Quand j’entends que l’avenir du pays est dans le photovoltaïque, je dirai non, c’est une grosse erreur. Le solaire thermique (CSP), c’est 169 000 térawatt, alors que le photovoltaïque est à 14 térawatt seulement, vous voyez la différence. » 169 000 térawatt du CSP représentant l’équivalent de 45 milliards de m3 de gaz/ans. Le solaire thermique seul, représente dix fois le champ de Hasi Rmel par an. « Comment peut-on être aussi aveugle ? Aujourd’hui, on parle de notre sécurité énergétique. Le solaire thermique a aussi évalué, il ne peut pas être trop cher comme beaucoup de personne le pense. Ce système énergétique n’a pas de problème d’intermittence, lorsque vous examinez le rendement de cette méthode vous allez découvrir que le photovoltaïque ne peut pas être meilleur dans tous ces états que le solaire thermique », a-t-il donné son point de vu.
Mohamed Wali