CACI

127e réunion du conseil de l’Union des chambres arabes du commerce et de l’industrie d’Alger : La règle 51-49 s’invite dans les débats

Les facilités et les mesures visant à améliorer le climat des affaires en Algérie ont été mises en exergue, hier à Alger, lors de la tenue de la 127e session du conseil de l’Union des chambres arabes du commerce et de l’industrie.

Organisés par la Chambre algérienne du commerce et d’industrie (CACI), les participants aux travaux de cette rencontre ont loué les efforts déployés par l’Algérie afin d’attirer un nombre important d’investisseurs, à travers les facilités fiscales dont jouissent ces derniers.
En effet, considérant l’investissement en Algérie comme étant une «opportunité en or, pour tout homme d’affaire, au regard des grandes potentialités, mais aussi grâce à la stabilité sécuritaire et aux avantages et les opportunités d’investissement qui s’offrent aux étrangers», le président des chambres Arabes du commerce et de l’industrie, Nael Raja Al-Kabariti, a exprimé le vif intérêt qu’accorde « les pays arabes envers l’investissement en Algérie, et cela, notamment dans le domaine de l’Agriculture, le Tourisme et l’Industrie et le secteur des TIC ».
Dans cette optique, le même responsable a indiqué que « cette occasion représente une réelle opportunité pour la création d’un marché arabe commun et complémentaire», et ajouté que « les pays arabes ambitionnent d’ajuster leurs investissements en s’appuyant sur l’emplacement géographique de l’Algérie qui est stratégique, et de la nouvelle l’expérience économique dont jouit le pays en particulier».
À noter que les travaux de la première journée de ce rendez-vous est placée sous le thème «Le potentiel d’investissement en Algérie à l’ordre du jour».
Ils ont été animés par des représentants d’institutions publiques à l’instar du ministère de l’Industrie, du ministère du Tourisme, ainsi de l’Agence nationale de promotion de l’investissement. Ces derniers ont présenté une séries de communications détaillées sur les mesures d’encouragement à l’investissement prises par les pouvoir publics et leurs secteurs stratégiques à fort potentiels au profits d’une importante délégation composée des présidents et représentants des chambres de commerce et d’industrie et des ambassadeurs des pays Arabes, accompagnés d’opérateurs économiques dans les secteurs de l’industrie, l’agriculture les TICS, et le tourisme. Pour Medjoubi Kheireddine, secrétaire général du ministère de l’Energie, a insisté sur «la nécessité de conjuguer les efforts entre les pays arabes participants à ce rendez-vous et qui appliquent le programme exécutif de la Zone arabe de libre-échange (GZALE)». Aussi, en indiquant que conformément à la nouvelle loi d’investissement, la priorité est accordée aux projets créateurs de richesses et de postes d’emploi dans les secteurs sus-cités, le SG du ministère de l’Industrie a lancé un appel aux investisseurs et opérateurs arabes désireux d’Investir dans le pays, pour bénéficier des différentes facilitations qu’accorde l’État Algérien.
Pour sa part, le secrétaire général du ministère du Commerce, a mis l’accent sur l’importance que revêt ce forum économique, en matière d’accompagnement de l’objectif de la diversification de l’Économie nationale, et cela conformément au programme présidentiel qui reste ouvert sur le marché mondial.
Ainsi, il a affirmé que la règle 49-51 adoptée par l’État dans les partenariats avec les partenaires étrangers, «n’entrave en aucune façon l’opération des investissements après avoir éclairci ses dimensions réelles». Cela avant de poursuivre que celle-ci, «était imposée pour préserver la souveraineté du pays et protéger l’Économie nationale avec ses deux secteurs, publics et privés». Autres chose, il a cité « les lois mises en faveur de l’investissement dans le pays, qui visent à minimiser le fardeau des impositions fiscales, les facilitations douanières et les procédures de création d’entreprises, ainsi que les infrastructures favorisants l’investissement dans le pays, à l’instars des ports, des aéroports (36) , et des lignes ferroviaires (420 000 km), et d’un réseau routier qui s’étend sur 180 000 km».
Enfin, le directeur de l’ANPI, a indiqué que le dispositif de soutien à l’investissement accorde des incitations et avantages communes aux projets de production de services et biens dans les activités habilitées et autres incitations pour les activités prioritaires (industrie et agriculture) à travers les exonérations fiscales et parafiscales pour une durée allant jusqu’à 10 ans et des aides de financement et de soutien pour acquérir le foncier.
Mohamed Amrouni