Santé

EN SOUTIEN AU MOUVEMENT POPULAIRE ET PACIFIQUE : La famille de la santé mise sur des marches hebdomadaires

Les travailleurs de plusieurs corps du secteur de la Santé ont l’intention d’investir les rues de la , en particulier, ainsi que celles des autres villes du pays, à compter de la prochaine rentrée sociale. Ils comptent ainsi organiser des marches pacifiques chaque semaine dans le but de soutenir le mouvement populaire entamé le 22 février dernier.
C’est du moins ce qu’a relevé Lounès Ghachi, président du Syndicat national des paramédicaux (SAP) que nous avons contacté hier. D’après lui, c’est lors d’une assemblée générale, tenue mardi dernier, et ayant regroupée trois syndicats du secteur de la Santé, à savoir le SAP, le SNECHU et le SNML, que cette proposition a été faite. Ghachi a cependant expliqué que pour le moment aucune date n’a été fixée pour entamer cette marche, ce qui se fera dans les prochains jours, a-t-il précisé. Notre interlocuteur a laissé entendre, à ce propos que le choix se portera probablement pour la rentrée sociale. Il convient de rappeler, par ailleurs, que lors de cette AG autour de la crise que traverse le pays, il a été proposé une série de solutions pour une sortie de crise.
Ainsi, les trois syndicats avaient souligné en premier lieu la nécessité de la démission dans les plus brefs délais d’Abdelkader Bensalah, de son poste de chef de l’État provisoire. Ce pas serait suivi par la dissolution du Conseil constitutionnel et du Parlement national avec ses deux chambres, notamment, la démission du gouvernement actuel. Selon la même source, le chef de l’État démissionnaire devra céder la présidence le jour de sa démission à un présidium de transition constitué de personnalités constitutionnelles n’ayant jamais fait partie de l’ancien système. Ces personnalités devraient être approuvées par le «Hirak». Ce présidium aura pour mission, précisent les trois syndicats de la santé, la gestion de l’État durant une période de 6 mois au maximum et l’installation d’un gouvernement provisoire de technocrates pour la gestion des affaires courantes de l’État. Il devra également veiller à la création d’une commission indépendante jouissant de toutes les prérogatives pour la préparation d’élections présidentielles propres et transparentes, qui, de son côté, aura la tâche de réviser la loi électorale et la réactualisation de la liste électorale.
Alors que le mandat du présidium de transition devra prendre fin dès l’élection du président de la République, les mêmes acteurs appellent à l’organisation des élections présidentielles avec comme profil au niveau d’instructions élevé et proposant aux Algériens un véritable projet de société. Pour plus de transparence, ces syndicats proposent l’informatisation des élections par le moyen de la biométrie.
Ania Nait Chalal