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Dossier des archives : «La France demeure réticente»

Alors que l’Algérie est déterminée à ne pas renoncer à ses archives en général et les crânes des martyrs, en particulier, détenus par la France, au vue des efforts consentis par le ministère des Moudjahidine, Benaâmar Bendjenna a indiqué, hier, que «tout ce qui concerne la Révolution, les martyrs et les archives, les Français sont réticents quant à la remise de nos archives.»
Benaâmar Bendjenna, ex-officier de l’ANP, expert et spécialiste des questions sécuritaires et géopolitiques, a abordé ce sujet qui a fait couler beaucoup d’encre, lors de son passage, hier, au forum hebdomadaire du quotidien «Le Courrier d’Algérie». Notre interlocuteur a indiqué avec beaucoup de réserve que : «tout ce qui concerne la révolution, les martyrs et les archives, les Français sont réticents quant à la remise de nos archives.» Les Algériens persistent encore plus à récupérer «leurs archives» détenues par la France. Pour notre invité «c’est de notre droit et c’est notre mémoire collective.» Poursuivant, il nous dira que puisque nous avons abordé cette question, je dirai que notre pays est fermement déterminé à régler ce dossier», notamment, cite-t-il les crânes de nos martyrs, lesquels sont «classés en tête des discussions entre les autorités des deux pays», a-t-il rappelé.
Dans ce même contexte, le colonel à la retraite de l’ANP, pense qu’ «il y ait un grincement, par rapport, aux tractations entre l’Algérie et la France» selon ses propos, ajoutant plus loin, qu’« il existe des obstacles» sans citer leur nature et à quel niveau. Pour rappel, le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, a dévoilé des informations ayant trait à la question des archives, notamment les crânes des martyrs. Il avait annoncé, en effet, mai dernier, que Paris «allait répondre favorablement» à la demande algérienne, mais avant cela, le parlement français doit procéder à l’adoption de la loi, ouvrant la voie à la restitution, à Alger, des crânes de nos valeurs chouhada, encore en France, à ce jour. S’agissant des archives qualifiées de complexes, épineuses, et sensibles, par le ministre, ce dernier avait indiqué que cette question «est sur la bonne voie» tout en ajoutant «mais elle requiert du temps, non sans affirmer la détermination de l’Algérie à récupérer ses archives (de 1830 à 1962).»
B. M. Wali