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DJABALLAH SUR LA RÉUNION DES DEUX CHAMBRES DU PARLEMENT : «Une trahison flagrante au peuple algérien»

Le président du Front de la justice et du développement (FJD), Abdallah Djaballah, a qualifié hier la réunion des deux chambres, Senat et Parlement, qui se tiendra aujourd’hui au Palais des Nations, à Alger, pour constater la vacance définitive de la présidence, d’ « illégale » et de « trahison flagrante au peuple algérien », appelant les députés à « boycotter la séance» a-t-il lancé, hier lors d’une conférence de presse animée au siège de son parti à Alger. Pour le patron du FJD, la tenue de cette séance, en application, pour rappel, de l’article 102 de la Constitution, « ne va rien apporter » puisque, poursuit Djabbalah «la vacance de la présidence a été constatée et déclarée par le Conseil constitutionnel», a-t-il souligné.
Pour le président du FJD, la seule solution de sortie de crise politique est de mettre en place «des mécanismes essentiels, pris de la Constitution, pour appliquer l’article 07 » et de proposer « la dissolution du gouvernement de Bedoui» suivi, ajoute-t-il, «de la mise en place d’un Conseil présidentiel», a-t-il indiqué. Plus explicite, il dira que les membres devant composer le Conseil présidentiel, devraient être des personnalités «intègres, crédibles, expérimentées» n’ayant pas, a-t-il poursuivi «exercé des responsabilités durant le règne de Bouteflika», a-t-il précisé. Concernant la mise en place du Conseil présidentiel, Djaballah propose que celle-ci «s’effectuera avec l’aide de l’Armée nationale populaire (ANP)» car, pour Djaballah, cette dernière «a le pouvoir d’ouvrir les Institutions de l’État dont les portes de la Présidence et remettre son sceau à ces personnalités». Ces derniers, les membres du Conseil présidentiel, seront appelés, selon la feuille de route de Djaballah, de «gérer l’Algérie pendant la période de transition » qu’il estime de six mois. Le conférencier a salué, à cette occasion, «la position et les décisions de l’ANP», qui affirme Abdallah Djaballah « répondent aux revendications du peuple». Après la mise en place du Conseil présidentiel, selon la feuille de route du patron du FJD, l’étape suivante sera la formation d’un «gouvernement de compétences » et l’entame de la phase de la préparation des élections présidentielles, après l’installation d’une instance nationale d’organisation des élections», a-t-il expliqué. Concernant la tenue des élections, pour le président du Front de la justice et du développement le «Conseil présidentiel» sera souverain de décider d’aller vers des législatives sans «réviser les lois» ou vers les présidentielles, poursuit-il «en révisant partiellement la Constitution» a-t-il précisé, dans ses textes relatifs à l’élection de la présidentielle et de l’Instance de surveillance des élections.
Sarah Oubraham