Assassinat

Deux personnes, qui seraient des ressortissants algériens, tuées à Marseille : Où en est-on avec l’enquête promise par Collomb ?

La ville française de Marseille vient d’être, de nouveau, le théâtre d’une nouvelle scène de crime. Deux autres ressortissants, qui seraient algériens, selon le site du quotidien Echourouk, ont été assassinés. Alors que l’enquête sur les 10 précédents meurtres attend toujours ses conclusions, voilà qu’un autre drame, qui a suscité davantage l’inquiétude de la communauté algérienne établie en France, a eu lieu ce vendredi. Selon plusieurs sources médiatiques, les victimes seraient originaires des wilayas de Khenchla et d’El Oued.

Ainsi, le mystère continue à planer autour de cette tuerie, qui, aussi surprenant que cela paraisse, ne vise que des ressortissants algériens dans la ville de Marseille. Depuis le mois d’avril 2017 à ce jour, en effet, le nombre des victimes est passé à 12 dont la plupart sont originaires de la wilaya de Khenchla, souligne-t-on. S’agissant des résultats de l’enquête diligentée par les autorités françaises pour lever le voile sur ces crimes, ils n’ont toujours pas été rendus publics. Il convient de rappeler que le Consul général d’Algérie, Boujemâa Rouibah, avait affirmé que ces crimes ont eu lieu pour des règlements de comptes, alors que la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (LADDH) avait, quant à elle, pointé du doigt, du moins pour responsable indirect, l’extrême droite qui serait à l’origine de la montée du phénomène de criminalité dans une ville, où le taux de délits de crime est des plus élevés en France. Selon l’ONG, il n’y a pas de doute qu’il s’agisse bien de l’œuvre de ce mouvement «hostile» à la population arabe en général et aux Algériens en particulier.
Dans un communiqué qu’elle avait rendu public, alors, à la suite de la multiplication de ces crimes, la LADDH avait souligné que ces assassinats, commis contre une dizaine d’Algériens, à la ville de Marseille, n’entrent pas dans le cadre de règlements de compte comme cela a été dit, et a rejeté toutes les accusations faisant état que les victimes étaient liées à des affaires de drogue. À ce propos, l’ONG avait invité les autorités algériennes, à leur tête le ministère des Affaires étrangères, à contester, auprès des autorités françaises, pour les pousser à mieux s’intéresser à la protection de la communauté algérienne établie en France.
La LADDH avait également interpelé le président français, Emmanuel Macron, afin d’assurer plus de sécurité aux Algériens installés dans son pays et les protéger, notamment, contre les campagnes d’extrémisme. Il convient de rappeler, également, que le consul général, Boudjemâa Rouibah, avait fait savoir, suite à l’inquiétude suscitée par les médias algériens, relayés sur les réseaux sociaux, concernant ces assassinats, que le premier bilan concernait 7 victimes algériennes, tuées pour des règlements de compte et d’une autre relevant du droit commun, assassinée en avril 2017. Selon le responsable diplomatique national, le chiffre de 10 victimes «est faux» parce qu’on avait compté avec elles un Tunisien et 2 Français, précisant que les enquêtes sur ces assassinats étaient toujours en cours. Lors de sa visite effectuée en Algérie, au début de la deuxième décade du mois de mars dernier, le ministre français de l’Intérieur, Gérard Collomb, dira qu’il suit personnellement l’évolution des enquêtes menées sur ces affaires de crimes.
Ania Nait Chalal