Dans le cadre d’un accord avec l’association : l’Union européenne s’invite aux débats de Care

La délégation de l’Union européenne et le Cercle d’action et de réflexion autour de l’entreprise (Care) ont signé, hier, le second protocole d’accord portant sur l’organisation de plusieurs évènements dans le cadre des matinales de Care. Le protocole en question a été signé par Marek Skolil, ambassadeur et chef de la Délégation de l’Union européenne en Algérie, d’un côté, et le président de Care, l’industriel Slim Othmani. L’occasion a été donnée pour réitérer l’engagement des deux parties pour le développement du secteur privé en Algérie. Ce protocole vient pour renforcer la coopération existante entre l’UE et le Care, via l’organisation commune d’évènements et rencontres, débats sur des sujets liés au développement du secteur privé en Algérie, la réalisation d’études thématiques et publications des actes de ses rencontres. De ce fait, cet accord a pour principal objectif d’améliorer l’environnement des affaires en Algérien, ainsi qu’un  soutien logistique et technique pour  l’organisation d’évènements, la réalisation d’études et l’édition de publications sur des sujets d’intérêt commun aux deux entités, des experts de l’UE participeront à des cycles de conférences programmées et des zooms thématiques et/ou sectoriels ventilées durant la période consacrée. Par ailleurs, la diversification économique constitue un objectif stratégique de l’Algérie et a été identifiée par les deux parties comme un des trois axes principaux de la coopération bilatérale UE-Algérie pour la période 2014-2017. Également, les autres axes se résument à la gouvernance et la création d’emploi.
Comme à l’accoutumée, les deux responsables ont passé en relief les vertus de cette coopération. Ainsi, Othmani n’a pas manqué d’exprimer son satisfecit, quant à cette coopération. «Une synthèse sur tout ce qui s’est effectué depuis 2014 sera établie dans les jours à suivre», a assuré Othmani. Selon lui, cette coopération vise à «améliorer le climat des affaires en Algérie».
Tout en qualifiant cet objectif de «pari», qu’il faut absolument réussir. Donnant plus de détails, il a assuré que la coopération est dans les débats seulement. «Nous tenons à l’autonomie de Care dans le choix des sujets  et la manière dont on les traite», a-t-il assuré. De son côté, Marek Skolil a mis en avant les multiples domaines de coopération qui s’inscrivent, selon lui, dans la politique de voisinage de l’UE. «Par ailleurs, il a assuré que le volet économique reste le socle de cette coopération. Il n’a pas manqué d’assurer que «donner un dynamisme au pays» figure parmi les points fondamentaux de cette politique. Aussi, revenant sur le modèle économique de l’Algérie, il a indiqué que ce dernier se repose essentiellement sur les hydrocarbures. «Nous vous envions pour cette richesse, mais on ne peut pas bâtir que sur cela», a-t-il martelé.
«Décider» est, selon Skoli, la solution pour le challenge de la diversification de l’économie. Au sujet de ce protocole d’accord avec Care, il a salué le «respect» dans lequel se déroulent les matinales. Dans ce sillage, il a assuré que l’UE va «nourrir les débats afin de mieux parler d’avenir». «Aujourd’hui, il faut s’adapter aux défis de 2015. Jusque-là, nous n’avons pas compris cette notion de chaîne de dialogue et de l’importance de la diversification de l’économie», a-t-il dit.
Il a, de ce fait, révélé, qu’un programme de soutien à l’amélioration du climat des affaires en Algérie est en cours de préparation. Notons, enfin, que, dans le cadre de l’Accord d’association (AA), en vigueur depuis 2005, l’Union européenne finance un ensemble de programmes qui vise à renforcer les structures économiques de l’Algérie.
Lamia Boufassa

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