COMEFA

Crée, hier, à la réunion du COMEFA, entre l’Algérie et la France : Un Fonds pour faire décoller les investissements

L’institution d’un Fonds propre commun à l’Algérie et la France, s’apparente comme une intention réelle des deux parties de faire bouger les choses, de faire décoller les projets qui bloquent. Des mois durant pour certains, voire des années pour d’autres, après la signature des accords inhérents à des investissements touchant à des secteurs générateurs de richesse.

La réunion du Comité mixte économique franco-algérien (COMEFA), s’est tenue hier à Paris, au Quai d’Orsay, sous la co-présidence du ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, côté algérien, et du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, pour la partie française. Cette rencontre économique par excellence, a vu la participation du ministre de l’Industrie et des Mines, Youcef Yousfi et du ministre de l’Economie et des Finances français, Bruno Le Maire. Devant son homologue, Messahel a été clair au sujet des attentes de l’Algérie en termes des investissements français dans notre pays, souhaités à forte valeur ajoutée, tirée essentiellement par une assise productive diversifiée.
L’occasion a été donnée aux deux parties de faire le point sur les partenariats économiques, notamment dans cinq secteurs jugés générateurs de richesse. Il s’agit de l’automobile, l’agroalimentaire, la transition énergétique, la mobilité urbaine et le numérique. D’ailleurs, les discussions ont abouti à la création d’un Fonds d’investissements commun aux deux pays, dont la déclaration d’intention a été signée entre les deux MAE, algérien et français. Ce Fonds repose essentiellement sur un apport financier du secteur privé, qui sera représenté par des partenaires issus des deux pays.
Intervenant à la veille de la célébration de la date du 1er Novembre, représentant le déclenchement de la Révolution algérienne, cette rencontre se sent les relents d’une «réconciliation économique», sachant que bon nombre d’investissements entre les deux pays, français surtout, battent de l’aile.
À présent, Jean-Yves Le Drian dresse la situation de l’investissement économique français en Algérie et les échanges commerciaux entre les deux pays. «Ce sont plus de 8 milliards d’euros d’échanges commerciaux chaque année avec plus de 7000 entreprises françaises travaillant avec l’Algérie. Ce sont aussi près de 500 entreprises françaises implantées en Algérie qui emploient 40 000 personnes et qui génèrent 100 000 emplois indirects dans les domaines stratégiques pour nos deux pays que ce soit l’automobile, le transport, la santé, l’agriculture», a-t-il détaillé, comme pour parler des relations exceptionnelles du point de vue économique, liant les deux rives.
Farid Guellil