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CONTRIBUTION/INTÉGRATION ÉCONOMIQUE DE L’AFRIQUE : L’ALGÉRIE SE METAU SERVICE DE L’EMERGENCE DU CONTINENT : La nouvelle doctrine de la diplomatie économique de codéveloppement

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L’Afrique, le continent de l’avenir ; elle est considérée aujourd’hui comme étant l’une des principales sources de la croissance mondiale. Avec la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et l’Agenda 2063 de l’Union africaine, le continent affirme une ambition claire : bâtir un marché intégré, accélérer son industrialisation et créer davantage de valeur sur son propre territoire.
Dans cette transformation historique, l’Algérie n’est pas un observateur ni un partenaire extérieur. Elle est une nation africaine, pleinement engagée dans le destin économique du continent. Par sa position géostratégique, ses infrastructures, son potentiel énergétique, son expérience industrielle et son capital humain, elle peut contribuer à faire émerger une Afrique plus intégrée, plus compétitive et plus souveraine. Cette ambition appelle une nouvelle doctrine :
la diplomatie économique de codéveloppement. Elle dépasse la logique traditionnelle des échanges commerciaux pour promouvoir une coopération fondée sur la confiance, le respect mutuel, la complémentarité économique, le transfert de compétences et la création de valeur locale. Cette vision a été clairement affichée en septembre 2025 lors de la tenue à Alger de la 4ème de l’IATF.
Cette manifestation continentale majeur a pris une nouvelle dimension, celle de la promotion du co-investissements et des chaînes valeurs communes. Cette vision s’articule autour de six principes fondamentaux : le respect des souverainetés et des réalités locales ; la sincérité des engagements ; la priorité donnée aux projets à fort impact économique et social ; la promotion des PME, des micro-entreprises et des start-up ; la transformation locale des ressources naturelles afin de créer davantage de valeur ajoutée ; et une coopération inscrite dans le long terme, favorisant le transfert des savoir-faire et le renforcement des capacités locales. Pour concrétiser cette ambition, une vision Algérie-Afrique 2035 pourrait s’articuler autour de quatre secteurs stratégiques.
1-L’énergie, en développant les interconnexions électriques, les énergies renouvelables, le gaz naturel, l’hydrogène vert et les solutions d’efficacité énergétique, afin de faire de l’accès à l’énergie le moteur de l’industrialisation africaine.
2-Les infrastructures de base, avec le développement des corridors transafricains, des réseaux ferroviaires et routiers, des plateformes logistiques, des ports, des zones industrielles et des infrastructures hydrauliques, indispensables à l’intégration des marchés africains.
3- L’industrie avec ses effets d’entraînement et en favorisant la transformation locale des matières premières, le développement des filières manufacturières, des industries agroalimentaires, pharmaceutiques, mécaniques, minières et des matériaux de construction, afin de renforcer les chaînes de valeur régionales.
4- Le numérique, enfin, comme accélérateur de compétitivité et de modernisation grâce à l’intelligence artificielle, aux centres de données, à la cybersécurité, aux plateformes numériques, aux paiements électroniques et au développement des start-up africaines. Cette stratégie devra également investir dans le capital humain, la formation, la recherche, l’innovation, le financement des PME et le renforcement des écosystèmes entrepreneuriaux. Car le développement durable de l’Afrique reposera avant tout sur les compétences de sa jeunesse et sur la capacité de ses entreprises à innover et à créer de la richesse. La réussite de cette vision ne se mesurera pas uniquement au volume des échanges commerciaux ou au montant des investissements réalisés. Elle se mesurera surtout à notre capacité collective à créer des emplois, à développer des industries compétitives, à renforcer les chaînes de valeur africaines et à faire émerger une prospérité durable bénéficiant à l’ensemble du continent. Je termine comme j’ai toujours l’habitude de le rappeler pour : « L’Algérie ne se tourne pas vers l’Afrique : elle est l’Afrique. Sa vocation n’est pas d’y rechercher des marchés, mais de contribuer, aux côtés de ses partenaires africains, à bâtir un continent plus intégré, plus industrialisé, plus innovant et plus souverain. Convaincue que son destin est intimement lié à celui du continent, elle fait de la diplomatie économique de co-développement le socle d’une prospérité partagée au service de l’émergence de l’Afrique. »
Par Abderrahmane Hadef, Consultant international en développement économique.

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