Constantine-2015 : le quatuor égyptien de l’Opéra du Caire ressuscite «Watani El Akbar»

Le quatuor égyptien de l’Opéra du Caire a offert mercredi soir, à la clôture de la semaine culturelle égyptienne, au public de la salle de spectacles Ahmed Bey à Constantine un moment nostalgique, tout en émotion en ressuscitant l’opérette «Watani El Akbar» (Ma grande patrie), l’œuvre qui a marqué l’inconscient collectif du monde arabe. Alignés sur scène, avec leurs voix fortes et sublimes à la fois Tamer Abdenabi, Dalia Abdelwahab, Marwa Mohamed et Issam Mahmoud ont ravivé une scène vieille de plus de cinquante ans, où les stars de l’époque, Abdelhalim Hafed, Chadia, Warda El Djazaïria, Nadjah Salam, Sabah et tant d’autres chantaient la grande patrie, ses gloires et ses rêves.Le public, très nombreux, constitué de jeunes et de moins jeunes, reprend en chœur, l’immortelle œuvre de Ahmed Chafik Kamel et Mohamed Abdelwahab et applaudissent chaleureusment le moment musical spécial qui n’a pas manqué de soulever leur enthousiasme et que les artistes lui ont offert. Quand Marwa Mohamed entame le passage évoquant l’Algérie et sa révolution, faisant affluer des images et rejaillir des souvenirs, le public se lève spontanément et salue dans un déluge d’ovations le périple sans fin des chanteurs de l’Opéra du Caire, accompagnés par la troupe égyptienne d’Abdelhalim Nouira, dirigée par Mahmoud Kamel. Animée et chaleureuse, la soirée égyptienne, inscrite dans le cadre de la manifestation culturelle «Constantine, capitale 2015 de la culture arabe» s’est poursuivie avec une reprise de l’œuvre du poète Abdelkader Bentobdji, «Abdelkader ya Boualam» chantée de fort belle manière, dans un duo entre Tamer Abdenabi et l’artiste algérien Mohamed Mehdi qui a enflammé l’auditoire.
Dans la première partie de cette soirée, les artistes égyptiens ont gratifié la nombreuse assistance avec un bouquet de «tarab» antique avec ces indélébiles «opus» Oum Keltoum, Nadjet Essaghira, Mohamed Abdelwahab, Abdelhalim Hafed, Oulaya et notre diva nationale Warda El Djazaïria.» El Ouyoune soud», «Alef lila wa lila», «Ala adi choug», «Ana oua ali bihibou» «A’ali jara», «Ala rimch ayounha» et tant d’autres œuvres ont été interprétées avec sensibilité et maîtrise. Organisée par l’ONCI, dans le cadre de la manifestation «Constantine, capitale 2015 de la culture arabe», la semaine culturelle égyptienne ouverte dimanche dernier a proposé aux visiteurs une exposition d’art baptisée «Mémoire de la patrie», œuvre de l’artiste Riham El Chami, à travers laquelle Riham a présenté des pans de l’histoire du pays des Pharaons, immortalisés dans des tableaux des scènes de vie, des us et coutumes.La conceptrice Rehab Dessouki quant à elle, a mis en valeur, l’art et le savoir-faire de son pays à travers une exposition de bijoux, où diverses pierres et matériaux retracent le raffinement et l’élégance à l’égyptienne.
Des films abordant le thème de la comédie dans le cinéma égyptien ont été également présentés au public de la salle de spectacles Ahmed Bey.

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