Haddad

CONDAMNÉ EN PREMIERE INSTANCE À 18 ANS DE PRISON FERME : Le procès en appel de Ali Haddad s’ouvre aujourd’hui

C’est aujourd’hui, dimanche, que s’ouvre le procès en appel de l’homme d’affaires Ali Haddad, condamné en première instance, à une peine de 18 ans de prison ferme, assortie d’une amende de 8 millions DA dans des affaires liées à la corruption.
Initialement prévu le 06 septembre, le procès de l’ex-président de l’organisation patronale FCE a été renvoyé au 20 septembre, soit aujourd’hui, sur décision de la Cour d’Alger à la demande du collectif de la défense et en raison de l’absence de certains accusés.
Ali Haddad est poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation liés à la corruptiont dont l’obtention de privilèges et d’avantages en violation de la législation, dilapidation de deniers publics, abus de fonction, conflit d’intérêts et corruption dans la conclusion de marchés publics.
Outre le richissime Ali Haddad, actuellement à la prison de Tazoult (Batna), deux anciens Premiers ministres, Abdelmalek Sellal et Ahmed Ouyahia ont été condamnés à 12 ans de prison ferme assortis d’une amende d’un (01) million DA dans le cadre de la même affaire pour octroi d’indus avantages à l’ancien chef du FCE (Ali Haddad) et conclusion de marchés en violation de la législation. Les deux anciens ministres, Mehdjoub Bedda et Youcef Yousfi ont écopé de 2 ans de prison ferme assortis d’une amende de 500 000 DA chacun, tandis que l’ancien ministre, Abdelghani Zaalane a été condamné à 3 ans de prison ferme.
Le tribunal a également condamné par contumace à 20 ans de prison ferme et une amende d’un (1) million DA, l’ancien ministre de l’Industrie et des Mines, Abdessalem Bouchouareb contre lequel un mandat d’arrêt international a été émis.
Il a prononcé, en outre, des peines de 10 ans de prison ferme assortis d’une amende d’un (1) million DA à l’encontre de l’ancien ministre Amar Ghoul, une peine de 2 ans de prison ferme à l’encontre des anciens walis d’El Bayadh, Abdellah Benmansour et d’Annaba, Mohammed Selmani, de 5 ans de prison ferme assortis d’une amende de 500 000 DA à l’encontre de l’ancien ministre, Abdelkader Kadi et de 3 ans de prison ferme assortis d’une amende de 500 000 DA à l’encontre de Amara Benyounes et Boudjemaa Talai.
Le tribunal a également ordonné la confiscation de tous les biens des accusés dans l’affaire d’Ali Haddad dont les comptes bancaires ont été gelés, tandis que les cinq frères d’Ali Haddad (Rebouh, Mohammed, Omar, Soufiane et Meziane) ont été condamnés à 4 ans de prison ferme assortis d’une amende de 8 millions DA chacun.
Pour rappel, le prévenu Ali Haddad, a été transféré de la prison d’El-Harrach (Alger) vers celle de Tazoult (Batna). Cette procédure de transfert fait suite au dernier jugement rendu par le tribunal de Sidi-M’hamed au courant du mois de juillet dernier.
Brahim Oubellil

AFFAIRE DU CONTRAT DE LOBBYING
Le parquet de Sidi M’hamed ouvre une information judiciaire
Selon des indiscrétions, son transfert inattendu à la prison de Tazoult, à Batna, est lié à l’affaire des 10 millions de dollars de contrat de lobbying signé avec un cabinet spécialisé américain, afin de faire pression sur le pouvoir algérien pour obtenir sa libération. Si les raisons de son transfert sont peu, officiellement, communiquées, laissant le champ libre à différentes interprétations, ce qui est par contre sûr c’est que le parquet de Sidi-M’hamed  a décidé d’ouvrir une  information judiciaire contre le concerné (Haddad). Dans un communiqué diffusé, hier, le parquet a précisé que « dans le cadre de l’affaire Haddad Ali relative à la transaction de 10 millions de dollars transférés au profit d’un cabinet de lobbying, une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Sidi-M’hamed contre le sus-indiqué ainsi que la dénommée Sabrina Ben ». La même instance a ajouté que le juge d’instruction en charge de ce dossier a décerné les commissions rogatoires. À rappeler que cette information (l’existence de ce contrat) a été révélée le 29 juillet dernier par le média indépendant américain Foreignlobby, puis reprise par plusieurs médias locaux. Selon l’organe américain, l’accord entre l’homme d’affaires algérien et le lobbyiste a été conclu le 26 juillet d’avant, et il court jusqu’au 25 juillet 2021. Il est paraphé pour le compte d’Ali Haddad, selon la même source, par une certaine Sabrina Ben. Une résidente au 8e arrondissement de Paris, se présentant comme étant « une conseillère principale d’Ali Haddad ». Et c’est suite à ces informations que le parquet général près la Cour d’Alger a décidé l’ouverture d’une enquête préliminaire conformément aux dispositions de l’article 11 du code de procédure pénale, et qui vise à « déterminer les circonstances de conclusion de ce marché et en définir le véritable objectif, précise le texte du parquet.
B. O.