Budget, capacités des forces armées, type et quantité d’armes et nombre de soldats : «Forbes » classe l’Armée algérienne à la 6e place de la région Mena

Comment une armée doit-elle se renforcer pour protéger 1600 km de littoral, une superficie de 2 381 741 km2, 6 385 km de frontières terrestres, avec la Tunisie, la Libye, le Niger, le Mali, la Mauritanie, le Sahara occidental et le Maroc, et protéger pratiquement le plus grand pays d’Afrique, du monde arabe et du bassin méditerranéen dans un contexte géostratégique hostile et grouillant de périls sur quelque point cardinal que le regard se porte? De toute évidence, il s’agira de se doter de moyens de défense puissants, d’outils de surveillance et de contrôle et de logistique aptes à dissuader les plus grandes menaces. C’est exactement ce que l’Armée nationale a fait pour garder un pays intact dans un moment où les turbulences régionales ont balayé les pays arabes comme «vent balaie plaines». Jour après jour, aux frontières Sud avec le Mali et le Niger, comme à la lisière de la Tunisie et de la Libye, les unités opérationnelles prouvent leur savoir-faire et leurs compétences face à des périls multiformes, dont le terrorisme n’en constitue que la face visible. Le très sérieux site électronique américain «Forbes» s’est appuyé sur plusieurs paramètres pour établir un classement sur les dix armées les plus efficaces de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (Mena), a fait ressortir dans ce classement l’Armée nationale populaire au 6e rang sur les dix 10 armées les plus puissantes de la région. Le site américain a publié son rapport sur les dix puissances militaires de la région du Moyen-Orient, théâtre de guerres civiles en Irak, en Libye, en Syrie et au Yémen, ainsi que l’instabilité sécuritaire dans la presque-île du Sinaï (Égypte), outre les vagues de contestation sociale dans nombre de pays, dont l’Iran et l’Arabie saoudite. Ainsi, le royaume de l’Arabie saoudite est le pays qui a consacré le plus d’argent à l’armement en 2017, dont le budget attribué de la défense dépasse celui de cinq pays regroupés (l’Irak, Israël, l’Iran, l’Algérie et Oman), selon l’Institut international des études stratégiques (IIES). En effet, le classement ne s’est pas uniquement basé sur l’argent comme seul critère, mais aussi la maîtrise des capacités des forces armées de chaque État, en prenant en considération le type, la quantité des armes comme critères fondamentaux ainsi que le nombre de soldats, marins, et pilotes qui peuvent être sollicités en cas d’urgence. Pour ce qui est du Top 10 des premières puissances militaires du Moyen-Orient, la Turquie arrive en tête (1e) avec à la clé des effectifs estimés à 355.800 militaires et un budget destiné à la défense estimé à 8 milliards de dollars en 2017. L’Armée turque occupe aussi le 8e rang mondial. L’Égypte se positionne, elle, à la 2e place (438 500 militaires, 2,7 mds UDS), suivie d’Israël (176 500, 18,5 mds USD), de l’Iran (523 000, 16mds USD), l’Arabie saoudite (227 000, 76,7 mds USD), l’Algérie (130 000, 10 mds USD), dont le rapport souligne que le pays dispose des forces armées les mieux équipées de l’Afrique du Nord, la Syrie (142 500 militaires, budget non connu), le Maroc (195 000, 3,5 mds USD), l’Irak (64.000, 19,3 mds USD) et les Émirats arabes unis avec 63 000 militaires. En dépit des grands investissements réalisés au cours de ces dernières années, le Qatar n’arrive toujours pas à se faire une place dans le Top 10 des puissances militaires de la région Mena.
F. O.