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Après l’annonce du recul des stocks américains : Le prix de l’or noir rebondit timidement

Les cours du pétrole ont connu un rebondissement, à Londres et New York, après une semaine marquée par la volatilité des prix du baril de l’or noir, ont enregistré un recul de 40% des cours du brut depuis octobre dernier. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février, dont c’est le dernier jour de cotation, avant la nouvelle année, a fini à 52,20 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, vendredi dernier, en hausse de 4 cents par rapport à la clôture la veille. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude (WTI) pour la même échéance a pris quant à lui 72 cents et s’est stabilisé à 45,33 dollars. Pour la dernière cotation de l’année qui s’achève, le prix du baril de l’or noir, a terminé, sur une note positive, vendredi réagissant, au contenu du rapport de l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA), daans lequel, il fait état, jeudi dernier, d’une stabilisation des stocks de pétrole brut lors de la semaine achevée le 21 décembre. Alors que plus tôt, la fédération américan Petroleum Institute (API) avait indiqué une hausse hebdomadaire des stocks estimée à 6,92 millions de barils, le rapport de l’EIA a été bien accueilli, au regard de la fiabilité de ses chiffres et données, contrairement aux annonces d’API. Aussi, même si le cours du baril a connu un bond, cette tendance haussière «devrait être limitée», selon des experts du marché pétrolier mondial, en raison, des criantes demeurant à l’ordre du jour,
d’«une offre trop abondante» et d’une croissance «affaiblie de la demande». Des raisons qui sont entre autres à l’origine de la perte, en effet, de près de 40% des cours depuis le début du mois d’octobre. Situation qui ne laisse pas indifférents les membres de l’Opep et ses alliés, signataires de l’Accord de réduction du niveau de production, en vue de l’équilibrage entre l’offre abondante et une faible demande, sur le marché pétrolier mondial, notamment à cause des stocks américains. Il semble que le cartel et ses partenaires, dont la Russie, devront se pencher, en effet, au regard de l’urgence de la situation, notamment en convoquant une éventuelle réunion, pour prendre «de nouvelles mesures, pour éviter une surabondance de l’offre et davantage de dégringolade du prix du baril de l’or noir. Ces mesures pourraient s’ajouter à une récente décision du cartel et de ses partenaires de faire baisser collectivement leur production d’or noir de 1,2 million de baril par jour. Prévu qu’ils se réunissent, avril prochain, il est à s’attendre que le Cartel et ses partenaires dans l’Accord précité, décident d’une réunion avant la date en question, au vu du cours du prix de baril de pétrole, actuel mais aussi celui des semaines à venir, si notamment la situation en cours et les donnes découlant du cours du marché pétrolier mondial ne s’améliorent pas et n’affichent pas un réel optimisme de voir le prix du baril maintenir un cap d’un coût acceptable pour le Cartel et ses alliés, dont certains pays acteurs, en son sein, leurs finances dépendent d’une grande partie du prix du baril de l’or noir.
Alors que les cours sont tombés au plus bas, depuis plus d’une année, la semaine passée, les prix affichent une baisse de plus de 20% sur l’année, affaiblis par l’abondance de l’offre sur un marché où la demande mondiale enregistre un ralentissement, au rythme de la cadence de l’activité de L’économie mondiale. Enregistrant un prix du Brent à 52,20 dollars sur l’ICE, de Londres, vendredi dernier; soit une hausse de 4 cents par rapport, à la veille jeudi. En ce jour, l’EIA avait indiqué qu’il y avait un recul des stocks aux États-Unis, une diminution des réserves de produits distillés et l’augmentation des stocks d’essence, ce qui a engendré cette timide hausse pour le Brent et aussi pour le WTI, pour la même échéance, à savoir pour livraison février, lequel a enregistré, un bond de 72 cents , pour se stabiliser à 45,33 dollars le baril. Notons, par ailleurs, que le groupe de services pétroliers Baker Hughes a annoncé deux puits de forage en plus aux états-Unis.
Karima Bennour