Syndicats de l'éducation-Benghebrit

ALORS QUE LE CNAPESTE DÉCIDE DE LUI EMBOÎTER LE PAS : L’intersyndicale de l’Éducation renoue avec la grève

Après le débrayage du 21 janvier dernier, l’intersyndicale de l’Éducation a décidé d’organiser un autre mouvement de grève au cours de ce mois de février. Cette nouvelle action sera, cependant, observée avec la participation du CNAPESTE, connu comme étant le syndicat le plus représentatif du secteur.
Les représentants de 6 syndicats autonomes relevant du secteur de l’Éducation ont en effet tenu une réunion hier ayant duré plus de 7 heures de temps. Après concertation et débats, le collectif est arrivé à un consensus qui est celui de la poursuite de la contestation pour exprimer son rejet à de nombreuses décisions prises par leur tutelle et pour appeler notamment à une prise en charge sérieuse de sa plateforme de revendication. À l’heure où nous mettons sous presse, la date de la grève n’a pas encore été révélée, mais ce qui est sûr, cependant, est que celle-ci aura bien lieu et ce avant la fin du mois en cours. Contacté, à ce propos, le SG du SNAPEST, Meziane Meriane, a laissé entendre que le recours à la grève, une seconde fois, était prévisible et inévitable compte tenu du manque de volonté affichée par le ministère de résoudre les problèmes posés à son niveau. Il a rappelé, dans ce contexte, l’échec des négociations avec les responsables de ce département mais aussi du contenu des PV ayant sanctionné les rencontres bilatérales qui ne reflètent nullement les réponses et les discussions qui ont eu lieu lors de ces rencontres. À noter que cette seconde grève de l’année 2019 qui touche le secteur de l’Éducation, verra la mobilisation du Conseil national du secteur ternaire de l’éducation (CNAPESTE) qui décide de prendre part au mouvement. Alors que l’appel à la grève du 21 janvier passé n’a pas eu beaucoup d’écho au milieu des enseignants et des fonctionnaires, il faudra s’attendre, cette fois, à ce que la mobilisation des grévistes soit grande puisque le Cnapeste est connu pour être le syndicat le plus représentatif du secteur. À rappeler que ce collectif compte le CNAPESTE, le CLA, le SATEF, le SNAPEST, le SNTE et l’UNPEF. Ses revendications portent essentiellement sur des aspects socioprofessionnels et pédagogiques, à l’instar de la reclassification du personnel du service économique, celui de l’orientation scolaire et professionnelle, ainsi que les laborantins et les superviseurs, outre le maintien de la retraite proportionnelle sans condition d’âge et la mise en place de mécanismes rétablissant l’équilibre du pouvoir d’achat. Les syndicats revendiquent, également, d’actualiser la prime de la zone sur le nouveau salaire de base outre que celui adopté en 1989, de préserver les vacances de fins de semaines, et d’octroyer au personnel le droit à un congé de maladie. Sur le plan pédagogique, ils appellent à la révision des programmes scolaires en fonction du niveau des apprenants, l’amélioration de la formation, des conditions de travail et de scolarisation, la réduction du volume horaire pour l’ensemble des paliers en respectant le volume de travail et les tâches assignées, la préservation du pouvoir pédagogique des enseignants et la liberté d’exercer le travail syndical.
Ania Nait Chalal