ÉNERGIES RENOUVELABLES

ALORS QUE 40 MILLIARDS DE DA SONT ALLOUÉS AU RENFORCEMENT ET LA GÉNÉRALISATION DE L’UTILISATION DES ÉNERGIES RENOUVELABLES : Le premier ministre explique dans le détail la nouvelle stratégie nationale

Prenant la parole à l’ouverture des travaux du sommet «Algeria Future Energy», qui se tient à Alger les 29 et 30 octobre sous le thème de « la diversification, l’innovation et l’investissement», le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a fait savoir que l’Algérie œuvre à relever plusieurs défis énergétiques avec le concours de ses partenaires extérieurs, à travers une démarche articulée autour de quatre axes. Il s’agit, selon Ahmed Ouyahia, de diversifier les ressources énergétiques nationales, de développer de nouveaux débouchés pour la production d’énergie, de développer l’industrie pétrochimique en aval de la production d’hydrocarbures et d’améliorer l’efficacité et la productivité de l’outil national dans le domaine des industries des hydrocarbures. Co-organisé par la société britannique de conférences, d’expositions et de formation sur l’énergie et les infrastructures CWC et la Sonatrach, le sommet «Algeria futur Energy» regroupe des leaders mondiaux de l’industrie des hydrocarbures et des énergies renouvelables, ainsi que plusieurs ministres de l’Energie et les secrétaires généraux de l’OPEP et du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF).
Le but de ce sommet porte sur le partage des points de vue des différents acteurs mondiaux de l’industrie du pétrole et du gaz, notamment en ce qui concerne l’investissement et la politique énergétique de l’Algérie. Conscient du fait qu’à long terme la reconduction du modèle national de consommation énergétique actuel peut rendre problématique l’équilibre offre-demande pour cette source d’énergie, vu que les niveaux des besoins en énergie du marché national seraient de l’ordre de 45 milliards de m3 en 2020 et de 55 milliards de m3 en 2030, le ministère de l’intérieur des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, qui vient d’approuver le programme pour le renforcement et la généralisation de l’utilisation des énergies renouvelables, au niveau local, a alloué à ce dernier une enveloppe de 40 milliards de dinars. Le programme consiste à installer une puissance d’origine renouvelable de près de 22 000 MW entre 2011 et 2030, dont 12 000 MW seront destinés à couvrir la demande nationale en électricité et 10 000 MW à l’exportation. Il est attendu que d’ici 2030, environ 40% de la production d’électricité destinée à la consommation nationale sera d’origine renouvelable. Une bonne nouvelle, serions-nous tentés de dire, sachant qu’au jour d’aujourd’hui les besoins énergétiques de l’Algérie sont presque exclusivement satisfaits par les hydrocarbures, alors même que les coûts économiques deviennent de plus en plus pesants.
Zacharie S. Loutari