Héritages culturels immatériels en Afrique

Alger : Inauguration de l’exposition «Héritages culturels immatériels en Afrique»

L’exposition «Héritages culturels immatériels en Afrique», présentant, par des panneaux d’information et des vidéos, des éléments du patrimoine immatériel classé par l’Unesco au patrimoine mondial de l’humanité, a été inaugurée mardi à Alger.

Organisée au Palais de la culture Moufdi-Zakaria, cette exposition se tient à l’occasion de l’ouverture du Centre régional pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel en Afrique (Crespiaf), centre de catégorie 2 placé sous l’égide de l’Unesco. «Héritages culturels immatériels en Afrique» comporte des panneaux d’information et des vidéos mettant en avant un élément de chacun des 27 pays africains détenant des classements à la liste représentative du patrimoine immatériel de l’humanité. Le patrimoine immatériel algérien est représenté par tous les éléments classés à l’Unesco: l’Ahellil du Gourara (inscrit en 2008), le costume nuptial de Tlemcen (inscrit en 2012), l’Imzad (dossier international classé en 2013 au nom de l’Algérie, du mali et du Niger), le pèlerinage du Rakb de Sidi Cheikh (inscrit en 2013), la fête de la Sebeïba de Djanet (inscrit en 2014), le Sbuâ de Timimoune (inscrit en 2015), et Les mesureurs d’eau (inscrit en 2018). L’exposition du Crespiaf, inaugurée par le ministre de la Culture Azzedine Mihoubi, met également en avant les dossiers algériens en cours d’élaboration à savoir le Teqtar (distillation de la rose), Les bijoux des Ath Yenni, ainsi que le dossier maghrébin de classement du couscous au nom de l’Algérie, du Maroc, de la Tunisie, de la Lybie et de la Mauritanie. Entre autres éléments patrimoniaux présentés, les espaces culturels du «Yaaral et du Degal» au Mali et celui du «Sosso-Bala» en Guinée, les danses «Mbende» du Zimbabwe, «Isukuti» du Kenya, les danses des communautés gourou de Côte d’Ivoire, ou encore la «Danse du tambour royal» du Burundi. Plusieurs autres pratiques liées à la musique et à la fabrique d’instruments dont la Balafon inscrit au nom du Burkina Faso, les chants polyphoniques des Pygmées Aka de Centre Afrique, ou encore la musique de trompes Bigwala d’Ouganda. Dans cette exposition, mettant également des audio-guides à la disposition des visiteurs, la Tunisie est représentée par «la poterie des femmes de Sejnane», la Maroc par la place Jemâa El Fna, la Maurétanie les poèmes de l’épopée maure T’hyedinne, alors que l’Egypte présente les poèmes de Al Sirah Al Hilaliyyah. Plus tôt dans la journée le ministre de la Culture a présidé la première réunion du conseil d’administration du Crespiaf composé du Secrétaire à la convention de 2003 de l’Unesco Timothy Curtis, du directeur du patrimoine du ministère tunisien de la culture Imad Bensoula, du représentant de la directrice de générale de l’Unesco Karim Hendili, du Secrétaire général du ministère malien de la culture Guindo Andogulu, du Directeur général de l’autorité de recherche et de sauvegarde du patrimoine éthiopien Yonas Desta, du représentant du ministère namibien de la culture Boyson Ngondo, et du représentant du ministère camerounais de la culture Christophe Mbida. Les experts algériens Louisa Galeze et Abdelhamid Bouraiou siègent également au conseil d’administration du Crespiaf dirigé par l’expert algérien Slimane Hachi. L’exposition «Héritages culturels immatériels en Afrique» se poursuit au palais de la culture Moufdi-Zakaria jusqu’au 6 juin prochain.