Assil

AFFAIRE DE l’ASSASSINAT DE L’ÉTUDIANT ASSIL : L’accusé avoue sa culpabilité

L’auteur présumé de l’assassinat de l’étudiant Assil Belalta, retrouvé égorgé, le 10 février dernier, dans sa chambre, à la cité universitaire «Taleb Abderrahmane 2», de Ben Aknoun, a avoué les faits qui lui ont été reprochés. Comparaissant devant le procureur de la République, au tribunal de Bir Mourad Raïs, à Alger. L’accusé du crime un étudiant âgé de 22 ans, à la faculté d’économie à Delly Brahim, Alger, a avoué les faits, en reconnaissant qu’il a tenté d’«agresser sexuellement» la victime, avant de commettre l’irréparable, en égorgeant la victime à l’aide d’un cutter, alors que celle-ci tentait vainement de s’en sortir. Le défunt Assil Belalta, originaire de Bordj Bou Arreridj, était en troisième année de médecine, Son corps gisait dans une mare de sang lorsqu’il a été découvert dans la soirée du 10 février par des résidents. L’auteur présumé de ce crime a été arrêté vendredi dernier. Habitant à Bouzaréah, il a été arrêté par les services de sécurité « grâce à sa localisation » par une unité de lutte contre le crime électronique. Durant son audition par le procureur de la république, l’auteur présumé du crime a expliqué «avoir connu Assil via Facebook, se sont mis d’accord pour se rencontrer à la date et au lieu du crime »et d’avouer « avoir tué Assil avec un cutter, après avoir tenté de l’agresser sexuellement »a-t-il précisé. « Après avoir pris les clés de la voiture de Assil, jai tenté de fuir la résidence universitaire avant d’être interpellé par les agents de la sécurité, qui ont reconnu le véhicule d’Assil »a-t-il ajouté. L’affaire de Assil a été transmise au juge d’instruction du tribunal de Bir Mourad Raïs, qui a maintenu la mise sous mandat de dépôt de l’accusé.
L’assassinat de Assil, dans une résidence universitaire, a soulevé la question de l’insécurité qui y règne et, depuis, les étudiants en médecine organisent des sit-in pour alerter sur cet état des lieux et dénoncer l’insécurité qui n’a pas épargné l’espace universitaire.Pour rappel, le ministre de l’enseignement supérieur, Tahar Hadjar, a affirmé, lundi, qu’il a « donné une série d’instructions à l’ensemble des directeurs des œuvres universitaires pour l’activation des dispositifs de sécurité internes aux seins des cités universitaires ».
Lilia Sahed