Intersydicale

APRÈS LE DÉPÔT DES PRÉAVIS DE LA PROCHAINE GRÈVE DANS L’ÉDUCATION : Le ministère invite l’Intersyndicale au dialogue

Le ministère de l’éducation nationale a fait savoir hier, dans un communiqué rendu public, avoir invité les syndicats autonomes du secteur ayant menacé d’organiser deux journées de grève, à la fin du mois en cours, à des négociations autour de leur plateforme de revendications. Le ministère a précisé que les rencontres devront s’étaler jusqu’à demain jeudi. Après avoir reçu les préavis de grève, le département de Benghebrit indique, en effet, entamer des discussions avec le CLA, le SATEF, l’UNPEF, le CNAPESTE et le SNAPEST, afin de tenter de trouver une issue à la crise, bien que cela n’ait pas été mentionné dans le document partagé sur la page facebook du ministère. Ce à quoi il faut s’attendre, maintenant, c’est ce que vont apporter ces rencontres comme résultats sachant que les syndicats grévistes ont exprimé, à maintes reprises, leur perte de confiance en les responsables du ministère mais ont aussi remis en cause l’intérêt de ces réunions qui, selon eux, n’apportent rien de concret. Il y a donc une forte possibilité à ce que l’intersyndicale décline l’invitation du ministère, ou bien elle y va tout en restant attachée à sa décision de faire grève. À rappeler, dans ce contexte, les dernières réunions tenues entre les deux parties, en décembre et janvier passés, ayant été sanctionnées par des PV dont le contenu a été fortement critiqué par les syndicats. Ces derniers avaient fait état d’une incompatibilité entre l’objet des discussions et le contenu de ces PV. Ceci les a poussés à aller vers une seconde action de contestation pour cette année 2019, tant le dialogue, engagé avec la tutelle, n’était pas «sérieux ». Il faudra souligner, en outre, que si l’intersyndicale décide de s’entretenir avec la tutelle, elle évoquera certainement les mesures prises par cette dernière afin de parer à l’action de grève, dont celle liée au remplacement des enseignants grévistes par des suppléants. Il s’agira aussi d’évoquer la question des menaces de sanctions contre les chefs d’établissements qui n’appliqueraient pas les instructions, ayant été qualifiées de mesures «répressives » et « d’abus de pouvoir ». Il est certain qu’après ça, il faudra s’attendre à ce que l’intersyndicale se réunisse pour faire le point et voir si il y a possibilité de renoncer à son action de grève ou bien le contraire, l’observer et tenir tête au ministère de l’Éducation.
Ania Nait Chalal