Le Moyen-Orient retourne de nouveau dans la spirale de violence armée après le semblant accord de paix, signé chacun dans son petit coin, par les présidents américain et iranien. Washington a repris les attaques contre l’Iran. Ce dernier, comme il fallait s’y attendre, n’a pas hésité à riposter. Le détroit d’Ormuz, rouvert à la navigation commerciale entre deux séquences de négociation entre les deux belligérants, se retrouve sous haute tension. Un point stratégique qui reste au cœur des hostilités. Téhéran revendique son droit de prendre le contrôle et impose le péage sur le passage des navires, tandis que Washington se donne le droit d’imposer la liberté de navigation commerciale. Résultat de l’entêtement américain à vouloir, coûte que coûte, jouer le gendarme sur ce canal où passe environ un cinquième de la consommation mondiale du pétrole, le retour des hostilités dans toute la région du Moyen-Orient et du Golfe. Les forces américaines ont, en effet, ciblé plus de 80 sites en Iran. En représailles, prétexte Donald Trump, à des tirs iraniens contre des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz. L’Iran répond œil pour œil, dent pour dent. Le Corps des gardiens de la révolution islamique d’Iran (CGRI) passe à l’acte : un nombre de 85 installations militaires stratégiques des États-Unis ont été attaquées. Aux dernières nouvelles, le Bahreïn et le Koweït étaient dans le viseur de l’Iran. Par ailleurs, il faut souligner que la reprise des hostilités intervient alors que Téhéran organise, depuis samedi dernier, de grandioses funérailles nationales pour son Guide suprême, Ali Khamenei, tué le 28 février 2026, soit au premier jour de l’agression israélo-américaine contre l’Iran. Force est de constater que la paix tant promise par Trump n’est qu’un écran de fumée pour cacher les véritables ambitions de l’impérialisme américain moderne. Car les choses étaient, dès le départ, parties du mauvais pied. Le monde entier n’est pas sans le savoir. Donald Trump continue à jouer le très mauvais rôle d’homme de paix. Ce qu’il n’a probablement jamais été. D’abord, de par le personnage belliciste qu’il est, et puis de la doxa interventionniste qui fonde la politique étrangère américaine. Se disant « très inquiet », le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, a appelé à la désescalade et à la reprise des négociations. Mais l’appel ne risque pas d’être entendu. Le droit international ne semble plus, malheureusement, avoir de la place dans le monde d’aujourd’hui.
Farid Guellil










































