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EN SOLIDARITÉ AVEC NAÂMA ASFARI : Le groupe de «Gdeïm Izik» entame une grève de la faim

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C’est hier que les détenus du groupe « Gdeïm Izik » ont entamé une grève de la faim en solidarité avec leur compagnon, le prisonnier politique sahraoui Naâma Asfari, qui poursuit sa grève de la faim ouverte depuis 29 jours consécutifs, pour protester contre les violations continues de ses droits fondamentaux et de ceux de ses compagnons par l’occupation marocaine. Selon un communiqué publié lundi par la « Ligue pour la protection des prisonniers sahraouis dans les prisons marocaines », les détenus du groupe « Gdeïm Izik », répartis dans différentes prisons marocaines, ont ainsi entamé, dès hier, une grève de la faim d’avertissement d’une durée de 48 heures, en solidarité avec leur compagnon détenu, Naâma Asfari. Cette grève constitue, selon l’organisation sahraouie, une troisième étape de lutte escaladée visant à affirmer la cohésion des prisonniers sahraouis et l’unité de leurs rangs aux côtés de leur compagnon détenu, Asfari, qui poursuit sa grève de la faim ouverte au sein de la prison de Kénitra, au Maroc, depuis le 8 juin dernier, pour protester contre les graves violations commises à son encontre et à l’encontre de ses compagnons dans les prisons de l’occupation marocaine. Le même communiqué rapporte les témoignages des familles des prisonniers civils sahraouis, selon lesquelles leurs proches ont décidé de franchir, depuis hier, cette nouvelle étape de lutte pour affirmer leur solidarité absolue avec leur compagnon Asfari et exiger une réponse urgente à leurs revendications légitimes. Les familles affirment également que cette démarche n’est qu’une étape dans un parcours de lutte croissant, les prisonniers sahraouis promettant de lancer d’autres actions de lutte escaladées si l’occupation marocaine persiste dans son intransigeance et continue d’ignorer leurs revendications humaines et juridiques légitimes. Elles insistent sur leur attachement inébranlable à leurs droits légitimes et leur refus de toute atteinte à leur dignité humaine, quels que soient les défis. Les prisonniers sahraouis appellent l’État de l’occupation marocaine à cesser de nier le droit à la vie du prisonnier gréviste et à intervenir pour le sauver de la mort, tout en réclamant la libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus du groupe et de tous les prisonniers sahraouis, l’arrêt de toutes les formes de violations à leur encontre, ainsi que leur indemnisation pour les préjudices matériels et moraux résultant de leur détention arbitraire. Il convient de rappeler que « l’Instance sahraouie contre l’occupation marocaine » (Yaâcoub) avait annoncé, par la voix de l’un de ses membres, Ghalia Djimi, devant le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies à Genève, lors de sa 62ᵉ session, sa solidarité absolue avec le prisonnier civil sahraoui Naâma Asfari, qui mène « le combat des entrailles vides», dénonçant la politique systématique menée par l’État de l’occupation marocaine contre les prisonniers civils sahraouis dans ses prisons, en violation flagrante de toutes les résolutions des Nations unies.
M. S.

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