L’ANIE a balancé, sans commentaires, les chiffres de la participation des électeurs aux élections législatives du 2 juillet dernier. 20,79 % au niveau national et 10,67 % pour le vote des algériens de l’étranger. Devant ces résultats, un jugement hâtif peut passer à côté de l’essentiel. Car et à regarder de plus près, ces chiffres incitent à l’optimisme. Plus en détail, il faut revenir aux 54 engagements du candidat Abdelmadjid Tebboune, en 2019. Il énonce plusieurs points liés à la réforme de la gouvernance, à la promotion de la démocratie participative, à la réforme de la gestion de l’administration, au « plan d’action jeunesse », pour rétablir la dignité du citoyen, mettre en œuvre la numérisation, etc. Chacun sait que la participation électorale est intimement liée à la confiance que peut avoir un citoyen vis-à-vis du candidat à la représentation. Une confiance blessée pour ne pas dire mise à terre depuis des décennies. La rétablir est une œuvre de longue haleine. Dès son investiture, le président Tebboune a réitéré sa priorité « de rétablir et de préserver la dignité du citoyen ». Une batterie d’actions et de mesures a été engagée dans laquelle nous retrouvons « les zones d’ombre », la lutte contre la corruption et autres délits financiers, la lutte contre la bureaucratie, la mise en place de la numérisation, etc. Chacun de ces chantiers contient plusieurs objectifs dont celui de la réhabilitation de la confiance du citoyen. Le Chef de l’État a même constitutionnalisé cet objectif « notamment à travers le mécanisme de l’exception d’inconstitutionnalité, que nous avons institué et dont nous avons simplifié les procédures afin de permettre à tout justiciable d’accéder facilement et en toute sécurité à la justice constitutionnelle » a-t-il confié lors de sa première rencontre avec les journalistes nationaux. Sans oublier la loi sur les partis, la loi électorale, etc. Le cadre est dense sur le plan législatif. Les premiers effets de ces dispositions ont commencé à apparaître dès la convocation du corps électoral par le président de la République. Des rejets de candidatures ont eu lieu sur la base de l’Art.200 de la loi électorale. Pas plus de deux mandats, pas de nomadisme politique, situation fiscale en règle, vis à vis du Service national aussi, etc. Les citoyens constatent et attendent la suite. En marge de son devoir électoral, le président Tebboune a confié à la presse que « Personne ne peut plus influencer le vote des citoyens ni recourir à la fraude (des élections NDLR) ». Dans son message, samedi dernier, à l’occasion du 64ème anniversaire du 5 juillet, il a « salué… (le) climat de compétition démocratique loyale » qui a prévalu lors du scrutin. Les mots ont un sens. Et sans « gonflage » des 20% comme par le passé. En effet, les acquis de la nouvelle Algérie sont là. Reste plus aux nouveaux élus qu’à dépasser cette transition par leur exemplarité. Ensuite, la tendance de la participation citoyenne ira à la hausse. Les 20% d’aujourd’hui n’en sont que le tremplin !
Zouhir Mebarki









































