Preuve de leur place importante dans l’engagement présidentiel de faire de l’Algérie un pays émergent à la fin 2027, avec un PIB autour de 400 milliards de dollars, le projet d’exploitation de la mine de fer de Gara Djebilet et le projet de phosphate intégré de Bled El-Hadba ont fait l’objet, ce jeudi à Alger, de réunions de coordination multisectorielle consacrées à leur état d’avancement.
Il s’agit, conformément aux orientations du président Abdelmadjid Tebboune, d’accélérer la cadence de réalisation dans les deux cas, afin de garantir le respect des délais impartis. S’agissant du projet d’exploitation de la mine de fer de Gara Djebilet ainsi que des projets qui lui sont associés. La réunion a été coprésidée par le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, jeudi, à Alger, avec le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, et le ministre des Mines et des Industries minières, Mourad Hanifi, en présence de la secrétaire d’État auprès du ministre des Mines et des Industries minières, Karima Tafer, ainsi que des responsables des entreprises et organismes concernés relevant des quatre secteurs, indique un communiqué ministériel conjoint. Cette réunion, consacrée notamment aux domaines du transport, du traitement et de la transformation industrielle, a permis d’évaluer le niveau d’avancement des différentes composantes du projet. Les ministres ont convenu de poursuivre le suivi régulier des différentes étapes du projet et d’accélérer la réalisation des infrastructures et installations d’accompagnement, notamment dans les domaines du transport, du traitement et de la transformation industrielle, tout en prenant les mesures nécessaires susceptibles de garantir le respect des échéances prévues. Quant à la réunion concernant le projet de phosphate intégré de Bled El-Hadba situé à Tébessa, elle a été coprésidée par Mohamed Arkab, Abdelkader Djellaoui et Mourad Hanifi, en présence de Mme Karima Tafer, du PDG du groupe Sonatrach, Nour Eddine Daoudi, et des directeurs généraux des entreprises concernées, ainsi que des cadres et des représentants de divers secteurs et organismes impliqués dans le projet, a indiqué un communiqué ministériel conjoint. Lors de cette réunion, un exposé a été présenté sur l’état d’avancement enregistré au niveau du pôle minier de Bled El-Hadba à Tébessa, qui représente le « premier maillon » de la chaîne de valeur du projet, précise le communiqué. La réunion a permis de s’enquérir des travaux d’exploitation de la mine et de réalisation des unités d’enrichissement du phosphate. Le but est de traiter et d’enrichir près de 10 millions de tonnes/an de phosphate brut pour produire environ 6 millions de tonnes/an de phosphate enrichi commercialisable, destiné à approvisionner les unités de transformation chimique du complexe d’Oued El-Kebrit qui constitue la « pierre angulaire » du projet intégré. Après son entrée en exploitation, le complexe produira 4 millions de tonnes par an d’engrais phosphatés de différents types « DAP », « MAP » et « NPK », en plus d’engrais azotés « urée », ainsi que la production de matières intermédiaires stratégiques à savoir l’acide sulfurique, l’acide phosphorique et l’ammoniac. La réunion a été consacrée à l’état d’avancement des projets d’infrastructures d’accompagnement, en premier lieu la ligne minière Est du chemin de fer reliant Annaba, Souk Ahras, Tébessa et Bled El-Hadba sur une distance de 422 km, ainsi qu’au suivi du projet d’extension du port phosphatier d’Annaba, comprenant la réalisation du quai minéralier destiné à l’exportation du phosphate et de ses dérivés. L’intégration entre la mine de Bled El-Hadba, le complexe de transformation chimique d’Oued El-Kebrit, les infrastructures de transport ferroviaire et le quai minéralier du port d’Annaba constitue « un facteur déterminant pour la réussite de ce projet stratégique ». Il s’agit d’entamer la production, la commercialisation et l’exportation des premières cargaisons de phosphate et de ses dérivés à partir du premier trimestre 2027, conformément aux instructions du président de la République.
M’hamed Rebah













































