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LE PRÉSIDENT ANGOLAIS A PRONONCÉ, HIER, UN DISCOURS, DEVANT LE PARLEMENT NATIONAL RÉUNI EN CONGRÈS : « L’Algérie, un pays de leaders »

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L’hôte de l’Algérie a mis en lumière l’apport de l’Algérie, hier, dans l’indépendance de son pays, et, aujourd’hui, dans son développement, à travers le renforcement de la coopération stratégique.

En arrivant lundi en Algérie, dans le cadre d’une visite d’État, le président de la République d’Angola, Joao Lourenço, n’était pas en terre inconnue, pour un pays qui a joué un rôle de premier plan dans la libération de l’Angola sous le joug colonial. Occasion, pour l’hôte de l’Algérie, de rendre hommage à l’Algérie et aux leaders qui l’incarnent, qui, hier, ont contribué à l’indépendance de bien de pays africains et, aujourd’hui, continuent l’œuvre panafricaniste pour le développement social et économique de ces mêmes pays. Avant le développement, il faut rappeler le leadership de l’Algérie dans la lutte contre le terrorisme et dans la promotion de la paix et de la stabilité. Le président de la République d’Angola a, dans un discours prononcé devant les deux chambres du Parlement national, réuni en congrès, au Palais des Nations, à Club des Pins, salué le leadership du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent en Afrique, rappelant que le dirigeant algérien a été élu « champion de l’Union africaine » dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent », soulignant, en ce sens, que l’Algérie « déploie des efforts considérables, qu’il convient de saluer, pour trouver des solutions aux problèmes et aux défis auxquels est confronté le continent ». Le président angolais a, dans ce même registre, mis l’accent sur le danger des organisations terroristes qui déstabilisent les États, notamment au Sahel, insistant sur la nécessité d’agir avec fermeté pour éradiquer ce fléau déstabilisateur.

Relations historiques solides

Joao Lourenço a tenu à réaffirmer la solidité des relations historiques unissant l’Algérie et l’Angola, rappelant que « grâce au soutien et à l’appui de l’Algérie, l’Angola est devenu un pays indépendant et souverain, conscient de l’ampleur des défis qu’il doit relever ». Il n’a pas manqué d’évoquer, à ce sujet, les défunts présidents Ahmed Ben Bella et Houari Boumediene, des « personnalités de premier plan » qui jouissent d’un grand respect en Angola mais aussi un peu partout en Afrique. « L’Algérie est un pays frère et un allié sûr et constant, avec lequel nous partageons toutes les valeurs qui constituent, depuis de longues années, le socle des relations solides entre les deux pays », a-t-il souligné pour exprimer la profondeur des liens qui les unissent à la souffrance qu’ils ont endurée à l’époque d’une colonisation qui « a exploité les richesses du continent africain et marginalisé la voix de ses peuples dans les instances internationales. » Dans ce contexte, il a rappelé les massacres du 8 mai 1945, dont l’Algérie vient de commémorer le 81ᵉ anniversaire.

Convergence des positions à l’international

Joao Lourenço a aussi mis en avant les positions communes des deux pays et leur convergence de vues sur plusieurs questions internationales et africaines, soulignant « l’importance de définir des priorités communes et de mettre en place des mécanismes de partenariat efficaces au service du développement et de la stabilité sur le continent », insistant, par ailleurs, sur la nécessité de prêter une attention particulière aux enjeux liés au changement climatique et de renforcer la représentation des pays africains au sein des organisations internationales, estimant que l’Afrique « demeure convoitée de l’extérieur », en raison de ses richesses et de ses ressources. « Le continent doit s’appuyer sur ses propres capacités et valoriser ses ressources au profit de ses peuples », a-t-il appuyé ses propos. Après avoir appelé au rejet de toutes les formes de discrimination et d’atteinte aux relations internationales fondées sur le respect mutuel, Joao Lourenço a plaidé pour la nécessité de privilégier les solutions diplomatiques et le dialogue pour la résolution des conflits et la fin des guerres.

La « Sonatrach » congolaise

Sur le plan de la coopération bilatérale, le président angolais a indiqué que les relations avec l’Algérie « puisent leurs racines dans le passé commun et l’échange d’expertises », rappelant, pour exemple, la contribution de l’Algérie à la création de la compagnie pétrolière angolaise Sonangol. Pour lui, le soutien et l’accompagnement de l’Algérie constituent « un pilier pour le renforcement du partenariat entre les deux pays et l’exploitation des potentialités disponibles afin de bâtir un avenir fondé sur les échanges et les intérêts mutuels, notamment à travers le soutien aux infrastructures et la promotion du marché commun africain ». Le dirigeant angolais a, par ailleurs, salué le soutien apporté par l’Algérie à son pays dans le domaine de l’enseignement supérieur, à travers l’octroi de 8 000 bourses aux étudiants angolais, affichant la forte volonté de son pays de renforcer les relations de coopération bilatérale « au service des intérêts des deux peuples et de la promotion des valeurs de justice et de solidarité entre les États Autres questions, le président angolais a évoqué la coopération en matière d’échanges commerciaux dans le cadre de l’intégration africaine. Il a, à ce sujet, salué la politique panafricaniste de l’Algérie.

Farid Guellil

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