Des écrivains et analystes espagnols s’accordent à dire que les récents développements autour du dossier du Sahara occidental révèlent un renforcement sans précédent de la présence politique et juridique de la République sahraouie au sein des institutions africaines, tandis que l’occupation marocaine fait face à un isolement grandissant.
Les observateurs espagnols soulignent que le Maroc persiste dans ses tentatives de contourner le processus de décolonisation par un discours politique trompeur et des procédures de façade, alors que le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination demeure entier et inaliénable au regard du droit international. Dans un article intitulé « Sahara occidental : le Parlement africain, un revers pour le Maroc », la journaliste et écrivaine espagnole Victoria García Correa analyse la session extraordinaire du Parlement panafricain tenue à Midrand, en Afrique du Sud, du 28 au 30 avril dernier. Elle y voit une étape révélatrice des transformations en cours au sein de l’espace continental. Selon elle, cette session a permis à la République sahraouie de consolider sa place au sein des structures institutionnelles africaines, infligeant dans le même temps un revers cinglant à l’occupation marocaine. Elle s’appuie notamment sur les résultats du scrutin : un candidat sahraoui a remporté le poste de rapporteur du bureau provisoire, devançant son homologue marocain. Pour la journaliste, ce résultat « reflète l’ampleur du changement dans les équilibres d’influence au sein des institutions africaines », longtemps travaillées par des stratégies d’influence marocaines opaques. García Correa conclut que les élections issues de cette session, qui ont vu des représentants sahraouis accéder à divers postes avec légitimité, constituent « un revers politique majeur pour Rabat dans la région d’Afrique du Nord ». Elle ajoute : « Au-delà du simple décompte des voix, cette évolution révèle que les stratégies déployées par le régime du Makhzen sur la scène africaine s’effondrent et se heurtent à la solidité du cadre juridique international, qui confirme que la question du Sahara occidental est un processus de décolonisation auquel on ne saurait se soustraire ». Sur le plan du droit international, l’écrivain espagnol Carlos C. García a publié sur la plateforme Observatorio Saharaui une analyse intitulée « Actualités du Sahara occidental », dans laquelle il rappelle avec clarté le cadre onusien applicable : le Sahara Occidental est un territoire non autonome, et le processus de décolonisation repose fondamentalement sur la garantie au peuple sahraoui de l’exercice de son droit à l’autodétermination — sans tutelle extérieure ni imposition d’un fait accompli.
« Les Sahraouis connaissent beaucoup du monde, mais le monde les connaît peu »
L’écrivaine Barbara Wagntnner a pour sa part pris la parole sur ses réseaux sociaux officiels pour souligner la profondeur de l’expérience sahraouie et la clarté de sa présence historique et humaine, en contraste frappant avec la méconnaissance internationale persistante d’une cause pourtant juste et inscrite dans le cadre de la décolonisation. Elle observe également que les tentatives du régime du Makhzen d’imposer un récit alternatif sur la question du Sahara occidental demeurent fragiles et peu convaincantes, car fondées sur la désinformation. Ces tentatives se brisent invariablement contre les données historiques et les droits établis, et échouent à imposer une lecture alternative d’un territoire toujours inscrit sur la liste des questions de décolonisation de l’ONU. L’ensemble de ces analyses converge vers un même constat : la question du Sahara occidental reste une cause de décolonisation ouverte. Les tentatives d’en obscurcir la réalité ou de la reformuler en dehors du cadre de la légalité internationale se révèlent impuissantes face à la clarté du droit sahraoui à l’autodétermination et à la solidité de sa présence politique et juridique sur la scène internationale.
M. Seghilani















































