Les confitures préparées à partir de pétales de rose et de fleur d’oranger qui embellissent certains stands de l’exposition » Printemps Constantinois de distillation de l’eau de rose et de fleur d’oranger et de l’artisanat « , continuent d’attirer de plus en plus, les visiteurs.
Cette manifestation ouverte depuis le 21 avril dernier, en plein air, sur les Allées Benboulaïd au centre-ville, au titre du mois du patrimoine (18 avril -18 mai), enregistre une affluence notable de visiteurs, notamment de jeunes filles porteuses de projets spécialisées en la préparation de gâteaux traditionnels et autres femmes aux foyers, activant dans le domaine de fabrication de confitures, a précisé à l’APS le directeur de la chambre de l’artisanat et des métiers (CAM), Abdelghani Sifer. Les visiteurs venus même des wilayas limitrophes sont attirés aussi par les stands de distillation traditionnelle de l’eau de rose et de fleur d’oranger. Pratiquée au printemps, cette tradition intemporelle met en scène le qatar (alambic en cuivre) pour une nouvelle génération désireuse de préserver ce patrimoine immatériel, a-t-il ajouté. Zoubir Boubarbara et Amer Bensouissi, artisans spécialisés dans ce domaine, habitants aux vieux quartiers de Sidi M’cid et Salah Bey, ont fait part que la distillation de l’eau de rose et de la fleur d’oranger est l’un des plus anciens savoirs et savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel, un héritage du patrimoine culturel immatériel constantinois.
De son coté, Zhour Mezghiche, artisane de la ville de Hamma Bouziane, a expliqué que l’eau de rose et de la fleur d’oranger, produites lors de cette distillation, est largement utilisées dans la cuisine pour parfumer les pâtisseries et aromatiser des plats typiquement constantinois ou encore utilisée lors de cérémonies et fêtes, notant d’autre part que l’eau de rose est utilisée aussi pour usage cosmétique. Devant se poursuivre jusqu’au 10 mai, cette manifestation à caractère national regroupe 47 artisans dont 25 constantinois spécialisés dans la distillation de l’eau de rose et de fleur d’oranger et l’extraction des plantes aromatiques et médicinales, ayant exposés des équipements utilisés traditionnellement dans ces métiers artisanaux.
e reste, soit 22 artisans issus de 11 wilayas du pays, à l’instar de Ghardaïa, de Tizi Ouzou, d’El Tarf, de Bordj Bou Arreridj et de Jijel, versés dans diverses spécialités artisanales, entre autres la vannerie, la poterie, la dinanderie, la céramique, l’apiculture et la confection d’habillement traditionnel, a encore détaillé M. Sifer.
















































