Citant une lettre du président américain au président de la Chambre des représentants concernant la guerre contre l’Iran, des médias ont rapporté que Donald Trump a déclaré avoir informé le Congrès que « les forces américaines ont commencé leurs opérations le 28 février, notamment des actions contre la République islamique d’Iran ».
Il a également indiqué avoir ordonné un cessez-le-feu de deux semaines et qu’aucun échange de tirs n’avait eu lieu avec l’Iran depuis le 7 avril. Par conséquent, les hostilités qui ont débuté le 28 février sont terminées. La lettre ajoutait : « La menace que représente l’Iran persiste et le département de la Défense continue d’adapter son dispositif militaire dans la région », précisant qu’il continuera d’informer le Congrès de tout changement significatif dans le déploiement des forces armées américaines. Les spécialistes rappellent qu’en vertu de la loi de 1973 sur les pouvoirs de guerre (War Powers Act), le président ne peut lancer d’action militaire que pour une durée de 60 jours. Passé ce délai, il doit solliciter l’autorisation du Congrès ou une prolongation de 30 jours en cas de nécessité militaire impérieuse liée à la sécurité des forces armées américaines lors du retrait des troupes. Ils précisent que la Constitution américaine stipule que seul le Congrès, et non le président, peut déclarer la guerre, mais cette restriction ne s’applique pas aux opérations à court terme ni à la riposte à une menace immédiate. Par ailleurs, l’agence de presse officielle iranienne IRNA a rapporté vendredi que Téhéran avait transmis au Pakistan, qui joue le rôle de médiateur dans les pourparlers avec les États-Unis, la version finale des propositions. La semaine dernière, l’Iran a soumis une offre au Pakistan exposant ses conditions pour mettre fin à la guerre, dans l’intention de la transmettre aux États-Unis. D’autre part, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré lors d’un entretien téléphonique avec ses homologues turc, égyptien et qatari que l’Iran était prêt à privilégier la voie diplomatique « si les exigences excessives, la rhétorique menaçante et les actions provocatrices de la part des USA venaient à changer », selon un communiqué de Téhéran. Le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré dans un communiqué qu’ Abbas Araghchi avait informé la Haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Kaja Callas, lors d’un entretien téléphonique, des dernières positions et initiatives de l’Iran visant à mettre fin à la guerre imposée à l’Iran par les États-Unis et l’occupation israélienne, et à instaurer la paix dans la région. Le département d’État américain a annoncé, samedi, avoir approuvé des contrats potentiels portant sur la vente d’armes et d’équipements militaires sophistiqués à l’entité sioniste, le Qatar, le Koweït et les Émirats arabes unis, pour une valeur totale estimée à 992,4 millions de dollars. Ces accords interviennent alors que les systèmes de défense aérienne américains et sionistes déployés dans la région se sont révélés incapables de contrer les attaques iraniennes, lancées en représailles à l’agression américano-sioniste contre l’Iran. Parallèlement, le Financial Times, citant des sources bien informées, a révélé que Washington a averti ses alliés européens, dont le Royaume-Uni, la Pologne, la Lituanie et l’Estonie, de retards importants dans la livraison d’armements américains, la guerre contre l’Iran épuisant les stocks. De son côté, le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Álbares, a appelé à la fin de la guerre contre l’Iran, insistant sur la nécessité d’inclure le Liban dans tout accord. Il a indiqué le soutien de son pays aux efforts déployés en ce sens, un message qu’il a transmis à son homologue iranien. Concernant le Sud-Liban, Manuel Álbares a déclaré que la situation actuelle relève d’une « diplomatie militaro-politique », similaire à celle qui s’est déroulée à Gaza, soulignant que cette réalité entrave le retour des habitants chez eux.
M’hamed Rebah
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