Une réunion de coordination, consacrée aux opérations liées au transport des céréales à partir des ports du pays, afin d’en améliorer la gestion et d’en accroître l’efficacité à travers de nouveaux mécanismes, pour garantir leur bon déroulement, s’est tenue vendredi entre le groupe des services portuaires (SERPORT), l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) et l’entreprise LOGITRANS.
Il s’agit de consolider la coopération entre les différents intervenants du secteur et favoriser l’intégration de solutions numériques modernes. Il s’agit, également, du développement des infrastructures portuaires pour atteindre l’optimisation des performances et, au bout du compte, réduire les délais d’attente et de déchargement des navires céréaliers. Les objectifs de cette dynamique est la sécurisation de l’approvisionnement en céréales et le renforcement de la sécurité alimentaire nationale. La situation des navires céréaliers actuellement en escale dans plusieurs ports du pays a été examinée lors de cette réunion de coordination, à travers une des principales contraintes organisationnelles et opérationnelles à l’origine des retards enregistrés. La fluidité globale du dispositif concernant les navires céréaliers exige une meilleure synchronisation des actions des divers intervenants dans ce domaine. Une série de recommandations ont été ainsi formulées visant à renforcer l’efficacité des chaînes logistiques portuaires et à assurer une meilleure fluidité dans le traitement des navires transportant des céréales. Dans un contexte international marqué par des tensions sur les marchés des produits alimentaires, notamment les céréales, les enjeux logistiques, liés aux importations, prennent plus d’importance. Selon les prévisions de la FAO (Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), établies au début de cette année, les besoins d’importation de céréales pour la campagne 2025/26 (juillet/juin) sont estimés à 14,6 millions de tonnes, soit environ 8 % de plus que la moyenne des cinq dernières années. Le blé, provenant principalement de la région de la mer Noire, représente la part la plus importante. Les importations de maïs sont, quant à elles, prévues à 5 millions de tonnes, soit environ 16 % de plus que la moyenne, reflétant les besoins élevés en aliments pour animaux du secteur avicole en pleine expansion, souligne la FAO. En même temps, des efforts considérables sont faits pour encourager la production nationale, spécialement dans la filière des céréales. Au début de cette année, le président Abdelmadjid Tebboune, lors d’une réunion du Conseil des ministres qu’il a présidée, a mis en exergue la nécessité de travailler dans le secteur de l’agriculture selon la règle de la réduction des importations sans créer de pénurie sur le marché, et ce, en encourageant la création de coopératives spécialisées. Il a donné des instructions en vue de mobiliser tous les moyens nécessaires pour augmenter les capacités de production céréalière. Le président de la République a ordonné la poursuite de l’organisation du secteur et le maintien, en tête des priorités, de l’objectif d’augmentation du taux de production par hectare, selon la même source. Dans ce cadre, il a ordonné d’adopter les méthodes scientifiques dans toutes les étapes de la culture, selon une stratégie intégrée et avec la participation d’experts et d’ingénieurs agronomes, en tenant compte de la qualité des semences et de la spécificité de chaque région et de ses sols. Les experts sont optimistes, ils prévoient que cette saison agricole sera exceptionnelle. Leurs arguments : une pluviosité généreuse, constatée par tous comparativement aux périodes de sécheresse, l’augmentation des superficies emblavées, une plus grande efficacité dans la planification, des céréaliculteurs plus motivés dans leur engagement et le déploiement des moyens de stockage et logistiques appropriés, plus proches des zones de culture ; ce qui permet un gain de temps, enfin, des progrès sont attendus dans la mécanisation agricole. Les experts prévoient également des rendements céréaliers meilleurs que ceux des années précédentes.
M’hamed Rebah













































