Accueil ACTUALITÉ GUERRE SIONISTE CONTRE L’IRAN : Un coût de 11,5 milliards de dollars 

GUERRE SIONISTE CONTRE L’IRAN : Un coût de 11,5 milliards de dollars 

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Selon le ministère sioniste des Finances, la guerre menée contre l’Iran a engendré un coût estimé à environ 35 milliards de shekels, soit près de 11,5 milliards de dollars. Une part importante de cette somme, évaluée à 22 milliards de shekels, a été consacrée aux dépenses militaires, marquant une augmentation significative du budget de la défense.

Dans un communiqué publié dimanche, le ministère a précisé que ces montants ont été intégrés au budget de l’année 2026. Il a également rappelé que le gouvernement avait approuvé, à la mi-mars, des crédits d’urgence supplémentaires de 2,6 milliards de shekels (827 millions de dollars) destinés à l’acquisition rapide d’armements, en pleine escalade des tensions. Cette hausse des dépenses devrait alourdir le déficit budgétaire, initialement fixé à 3,9 % du produit intérieur brut, pour le porter entre 4,9 % et 5,6 %, selon les estimations officielles. Par ailleurs, les pertes économiques liées aux affrontements aériens avec l’Iran sont évaluées à environ 9 milliards de shekels (près de 2,93 milliards de dollars) par semaine. Des médias sionistes, citant notamment la chaîne 12, indiquent que le coût de quarante jours de combats sur les fronts iranien et libanais pourrait atteindre 17,5 milliards de dollars, incluant les dépenses civiles et militaires. Sur le plan intérieur, la guerre a également entraîné une hausse notable des prix du carburant, dépassant les 8 shekels le litre, alimentant le mécontentement de la population dans un contexte de pressions économiques croissantes. Cette augmentation s’explique notamment par la flambée des prix du pétrole à l’échelle mondiale, le baril ayant franchi la barre des 100 dollars, contre environ 70 dollars en début d’année. Sur le plan militaire, un rapport israélien a mis en évidence des défaillances croissantes dans les systèmes de défense aérienne durant le conflit. Selon les données publiées, environ un quart des missiles lancés lors de la dernière semaine de guerre n’ont pas été interceptés. Au total, l’Iran aurait tiré près de 650 missiles en quarante jours, dont 77 ont atteint leurs cibles, soit environ 12 %. Certains de ces missiles, équipés d’ogives de 100 à 500 kilogrammes, ont causé des pertes humaines et des destructions importantes. Les missiles à fragmentation, en particulier, ont représenté un défi majeur pour les systèmes de défense, provoquant des dégâts étendus sur des centaines de sites. Les taux d’interception ont progressivement diminué au fil des semaines, atteignant jusqu’à 27 % de pénétration lors des derniers jours du conflit. 

Cette évolution s’explique notamment par une stratégie dite de « gestion des risques », consistant à prioriser la protection des zones stratégiques et densément peuplées, tout en préservant les stocks de missiles intercepteurs. Parmi les systèmes utilisés figurent « Fronde de David » pour les missiles de moyenne portée et « Arrow 3 » pour les menaces à longue portée, dont chaque interception peut coûter jusqu’à 3 millions de dollars. Le rapport souligne également une diminution des stocks du système américain « THAAD », en partie redéployés dans d’autres régions. 

Enfin, le quotidien sioniste Haaretz rapporte que cette confrontation marque une évolution dans la stratégie iranienne, basée sur une logique de dissuasion ciblant les infrastructures en réponse à des frappes similaires, traduisant un changement notable dans la nature et l’équilibre du conflit.

M. Seghilani

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