L’Assemblée générale de l’Association des Amis de la République sahraouie a renouvelé ses structures et dressé le bilan d’une année riche en activités solidaires, lors de ses travaux tenus dans la ville d’Ivry-sur-Seine, en banlieue parisienne, au siège de sa section régionale, en présence de plusieurs élus, adhérents, militants et amis de la cause sahraouie.
Le choix de cette date pour la tenue de l’assemblée générale n’était pas fortuit, puisqu’elle coïncide avec le cinquantième anniversaire de la proclamation de la République arabe sahraouie démocratique, ainsi qu’avec le cinquantième anniversaire de la création de l’Association française des Amis de la République sahraouie, constituant une étape symbolique illustrant la profondeur du parcours commun de lutte et de solidarité. L’association est considérée comme l’une des plus anciennes et des premières organisations européennes fondées pour défendre la cause sahraouie. Elle a accumulé une longue expérience militante dans les domaines de la solidarité et de la sensibilisation, et a contribué à établir des relations de coopération et de jumelage, notamment entre la commune d’Ivry-sur-Seine et la daïra de Meijek dans les camps de réfugiés sahraouis, ainsi qu’entre la ville de Le Mans et la daïra de Hawza, et entre la ville de Conflans-Sainte-Honorine et la daïra d’Aguenifia. Les travaux ont débuté par une allocution de bienvenue, suivie de la présentation des rapports moral et financier pour l’année 2025, qualifiée d’année intense et riche en activités. Parmi les actions marquantes figure l’organisation de la « Marche de la liberté» pour la libération des prisonniers politiques sahraouis, qui a traversé les territoires français et espagnol. Paris a également accueilli les travaux de la 49e Conférence européenne de coordination et de soutien au peuple sahraoui (EUCOCO), considérée comme un rendez-vous annuel majeur de la solidarité européenne avec la lutte du peuple sahraoui. L’assemblée générale a également été marquée par la présentation du projet « Nour 2025 pour le Sahara occidental», exposé par Mohamed Ould Chérif, président de l’Institut Ahmed Baba Miska. Ce projet vise à préparer les jeunes de la communauté sahraouie au lancement d’une campagne internationale dénonçant le non-respect par plusieurs partenaires européens de la décision de la Cour de justice de l’Union européenne interdisant l’exploitation des ressources du Sahara occidental sans le consentement de son peuple, représenté par son unique et légitime représentant, le Front Polisario. Les travaux se sont ensuite poursuivis par l’élection d’un nouveau conseil d’administration, l’année 2026 étant consacrée au renouvellement des structures de l’association. Le conseil élu aura pour mission de désigner un nouveau bureau chargé de conduire la prochaine étape de l’action militante. Dans l’après-midi, Mohamed Ali Azouali, représentant du Front Polisario en France, a présenté un exposé sur l’évolution du conflit et les derniers développements politiques et diplomatiques. Il a évoqué les défis actuels et les perspectives de l’action solidaire, exprimant, au nom du peuple sahraoui et du Front Polisario, ses remerciements et sa profonde reconnaissance à l’association pour son engagement constant et son soutien indéfectible à la lutte du peuple sahraoui pour la liberté et l’autodétermination. Des témoignages et des projections audiovisuelles ont également été consacrés aux différentes étapes de la «Marche de la liberté », partie d’Ivry-sur-Seine en direction de la prison de Kénitra, en passant par plusieurs villes françaises et espagnoles. Cette initiative a contribué à sensibiliser l’opinion publique à la cause sahraouie et à faire connaître la situation des prisonniers politiques sahraouis. Les travaux de cette assemblée ont permis de poser les premières bases de plusieurs activités solidaires qui seront organisées à travers le territoire français, en coordination avec les associations de la communauté sahraouie, à l’occasion du cinquantième anniversaire de la proclamation de la République sahraouie et de la création de l’Association française des Amis de la République arabe sahraouie démocratique. En clôture des travaux, la présidente de l’association, Régine Villemont, a réaffirmé l’engagement de l’organisation à poursuivre son action solidaire en 2026 et à renforcer la présence de la question sahraouie dans les milieux politiques et civils français et européens, en cohérence avec l’histoire de l’association et son long parcours militant.
M. Seghilani













































