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WASHINGTON CRAINT UN REMAKE DU SCÉNARIO DU CAPITOLE : L’investiture de Biden sous très haute sécurité

Les villes à travers le territoire des États-Unies se préparent au risque potentiel d’une vague de violence avec notamment la menace persistante de l’usage des armes, le jour de l’investiture de Joe Biden, prévue ce mercredi, pour succéder au président sortant, Donald Trump, qui, par sa gestion des affaires du pays durant les quatre années passées, a accéléré la montée en surface des contradictions du système politique américain.

L’envahissement du Capitole, avec violence, le 6 janvier dernier, par les pro-Trump, une première dans l’histoire du pays, a sonné le glas d’une nouvelle ère d’incertitudes et risque d’instabilité dans le pays et le nouveau président américain, Joe Biden et son équipe, auront certainement du mal à y faire face. Les États-Unis sont en alerte, en prévision de la cérémonie d’investiture du président éluce mercredi, après 14 jours des évènements violents survenus au siège du Capitole, symbole de la démocratie américaine. La mobilisation de milliers de soldats, ils sont plus de 25 milles à s’être déployés, à Washington, ces derniers jours, et des bataillons de la Garde nationale sont au centre-ville de Washington et d’autres tout autour de la Maison Blanche et du Capitole comme c’est le cas, aussi dans les autres villes américaines. Une situation qui donne l’impression que le pays est sur le point de plonger dans une guerre civile et la peur gagne le terrain, non seulement chez le citoyen américain mais chez aussi les plus hautes autorités du pays. Notons que samedi dernier, le FBI a envoyé des alertes aux différents services de police sur d’éventuelles « manifestations armées devant les 50 bâtiments de Washington », Capitale des États-Unis, affirmant qu’il suivait de près « de nombreuses conversations importantes de discussions en ligne préoccupantes », rapportent des médias américains. à Moins de trois jours de la journée qu’appréhendent des dizaines de millions d’américains, outre l’armée et les services de sécurités des États-Unis, plusieurs points de contrôle ont étaient installés, dans différentes rues et boulevards menant au siège de la Maison Blanche et au Capitole, un système de sécurité, qui rappelle les américains, de la Zone verte dans la capitale irakienne, mis en place par les États-Unis, après son invasion en 2003, de l’Irak. Ailleurs, à travers le pays, la situation est presque similaire à celle de Washington, avec la mobilisation des différentes forces de l’ordre locales et étatiques de sécurité outre l’instauration, dans certains États, de l’état d’urgence et l’intensification des mesures de vérification même à domicile, au fur et à mesure que le jour j s’approche. Le Michigan, la Virginie, le Wisconsin, la Pennsylvanie et autres villes américaines ont mobilisé comme la capitale des États- Unis, Washington, leurs gardes nationaux, respectives, pour renforcer la sécurité en plus pour de nombreux États-américains, la prise de décision, à l’instar du Texas, de la fermeture de son Capitole, ce mercredi, jour de l’investiture de Joe Biden, l’ex-vice-président de Barack Obama, 46ème président des États-Unis.

TRUMP QUITTERA LA MAISON BLANCHE MERCREDI À L’AUBE ET SON DÉPART EST LOIN DE SIGNER LA FIN DU TRUMPISME OU LA CRISE QUI FRAPPE LES USA
Si les heures du futur ex-président des États-Unis, Donald Trump, sont comptées, à la Maison Blanche, qu’il devra quitter à l’aube mercredi prochain, son départ de Washington est loin de signifier la fin du trumpisme aux États-Unis. La procédure en cours pour sa destitution, démarche soutenue non seulement par le parti de Joe Biden, mais aussi par des membres du parti de Trump, siégeant au Capitole, visent à signer la fin de la vie politique de Donald Trump, en lui barrant la route, dès maintenant aux élections présidentielles américaines de 2024. Une destitution qui confortera les deux partis rivaux aux États-unis, qui, par la destitution de Trump, ces partisans au sein du parti républicains se trouveront dans une posture inconfortable et faible, ce qui permettra de reprendre en main les règles de la vie politique, aux États-Unis, entre républicains et démocrates, aux temps d’avant le trumpisme, pour pouvoir faire face à une autre force  animant la société américaine, celle des marginaux, des chômeurs, des mouvements contre le racisme, des licenciés outre des impacts gravissimes de la Pandémie de la Covid-19, sur un système de santé public déjà faible outre l’accentuation des inégalités sociales, lesquelles sont déjà importantes dans un pays, représentant le cœur du système capitaliste, dont son soucis essentiel et vital est le profit ; à savoir la plus-value. Au moment où des dizaines de millions d’américains vivent les derniers jours de Trump, à la tête de la présidence des États-Unis, la peur au ventre, depuis notamment les évènements, survenus le 6 janvier dernier, au Capitole, ils attendent de voir sur quoi portera le discours de leur futur président, Joe Biden, pour les quatre prochaines années. En plus de ses promesses et engagements exprimés lors de sa campagne présidentielle, remportée, comme l’affirment des observateurs de la scène américaines, par vote sanction contre Trump, dont des électeurs, essentiellement des jeunes, pro Sanders , Biden peaufine avec soins son discours, le premier qu’il adressera au peuple américain, désormais divisé. Il sera question, selon des médias américains, d’un discours qui portera outre le message politique, aux américains et au reste du monde, il y aura des annonces de prise de mesures, sur des sujets précis, dont celle pour freiner la propagation de la pandémie, laquelle a ravagé le pays, en raison de la mauvaise gestion de celui qui, dès la fin de l’investiture de Joe Biden, rejoindra Barak Obama, Georges W. Busch, Bill Clinton et Jimmy Carter, dans le Club des ex-président des États-Unis. Pour celui qui a échoué à occuper, encore quatre autres années, la Maison Blanche, et qui quittera Washington ce mercredi à l’aube, avant l’investiture de son successeur démocrate, Joe Biden, lequel sera le premier président des États-Unis outre à ne pas recevoir des félicitations d’un président sortant mais à être à la cérémonie d’investiture sans la présence de celui qui est sur le point de quitter définitivement la Maison Blanche. Pour cet ancien homme d’affaires, qui a assuré le mandat présidentiel le plus controversé, à ce jour, dans l’histoire des États-Unis, rejoindra la Floride et son luxueux club de Mar-a-Lago, où il compte s’installer, après ses quatre ans à la Maison Blanche, selon des médias américains, qui indiquent que son départ de la Maison Blanche, à partir de ses jardins, se fera en hélicoptère et s’envolera vers la Floride, depuis la base militaire d’Andrews, en Maryland , quelques heures avant la fin de son mandat, pour son dernier vol à bord d’Air Force One.
Karima Bennour