Vers le retour du crédit à la consommation

Longtemps demandé avec insistance par bon nombre de ménages algériens, le retour du crédit à la consommation se précise de plus en plus à en croire les déclarations des officiels algériens. En effet, Mohamed Laksaci, gouverneur de la Banque d’Algérie, a annoncé, hier dimanche, à Alger, que la centrale des risques, de laquelle reste tributaire le retour au crédit à la consommation, sera opérationnelle à partir du deuxième semestre de l’année 2015. S’exprimant en marge d’une conférence du gouverneur de l’Autorité monétaire palestinienne, sur l’expérience de son pays dans le développement des centrales des risques, la Centrale des risques sera opérationnelle au deuxième semestre de 2015, a déclaré Mohamed Laksaci. «On va créer une centrale entièrement nouvelle sous tutelle de la Banque d’Algérie», a-t-il dit, précisant que la centrale déjà existante connaît actuellement une opération de modernisation, l’option de la création d’une nouvelle centrale n’ayant pas été retenue. Indiquant que l’Algérie peut bénéficier de l’expérience palestinienne dans ce domaine, le lancement de la centrale des risques est précédé par des préparatifs intenses, a encore indiqué le gouverneur. La Banque d’Algérie est prête pour la gestion des risques induits par le retour prévu au crédit à la consommation dans le cadre de la loi de finances de 2015, a-t-il ajouté. Retenu, lors de la réunion de la tripartite de février dernier, le crédit à la consommation a été gelé au courant de l’année 2009 pour ne pas alourdir la facture des importations et encourager la production nationale, a-t-on expliqué officiellement. Cependant, et sous réserves, cette formule est limitée à la production nationale. S’exprimant, récemment, Mohamed Laksaci a expliqué que la Banque d’Algérie (BA) lancera sa centrale des risques crédits modernisée courant 2014. Dans la foulée, il a annoncé la mise en œuvre par les banques des normes prudentielles de Bâle II, à partir du mois d’octobre prochain. «L’année 2014 verra la mise en place d’une centrale des risques moderne et globale», avait encore dit le gouverneur, précisant que le reporting de la plupart des banques en matière des risques encourus dans l’octroi des crédits est pratiquement à jour. Ces banques informent la BA en temps réel des crédits qu’elles accordent à leur clientèle. La modernisation de la centrale des risques va aider les banques dans l’application des nouvelles règles prudentielles de Bâle II, qui interviendra à partir d’octobre prochain, a-t-il avancé, tout en indiquant que quatre centrales sont gérées par la BA, et de citer la centrale des risques des entreprises, celle des ménages, celle des chèques impayés et celle des bilans.
Mohamed Djamel

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.Les champs obligatoires sont marqués par *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>