Hépatite

UNE ÉTUDE PARLE DE 1,5 MILLION DE DÉCÈS ÉVITABLES D’ICI 2030 DANS LE MONDE : 90 cas d’hépatite ‘’B et C’’ enregistrés en Algérie en six mois

Quinze millions de nouvelles infections par l’hépatite C et 1,5 million de décès par cirrhose et cancer du foie seraient évitables dans le monde d’ici 2030 en appliquant un ensemble complet de mesures associant prévention, dépistage et traitement, a confirmé une étude parue en France. L’étude qui repose sur un modèle mathématique de l’épidémie mondiale d’hépatite C dans 190 pays, révèle notamment que ces progrès possibles correspondent à une réduction de 80% de l’incidence (nouvelles infections) et de 60% du nombre de décès par rapport à 2015, selon cette étude qui examine dans quelle mesure les objectifs d’élimination de la maladie de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) sont réalisables. La même source affirme, par ailleurs, qu’à l’échelle mondiale, on estime que 71 millions d’individus sont infectés de manière chronique par le virus de l’hépatite C et que 10 à 20% d’entre eux développeront des complications hépatiques, dont la cirrhose et le cancer, qui ont causé plus de 475 000 décès en 2015. En Algérie, faut-il rappeler, également, près de 90 cas d’hépatite B et C ont été enregistrés, durant le premier semestre 2018 à Alger, selon la direction de la santé, de la population et de la réforme hospitalière de la wilaya. Par ailleurs, il faut souligner que le traitement de l’hépatite C, une maladie transmissible, est devenu une réalité grâce à l’introduction des nouveaux traitements disponibles sur le marché national et sa prise en charge est assurée dans 45 centres thérapeutiques. Aussi, cette étude démontre que l’infection se contracte, le plus souvent, par les transfusions sanguines non testées, du matériel d’injection de soins non stérile, essentiellement dans des pays à faibles revenus, ainsi que par l’utilisation de drogues injectables sans précautions d’hygiène. Selon le professeur Alastair Heffernan, de l’Imperial College de Londres (Royaume-Uni) rapporte cette étude, la réalisation de telles réductions nécessite un programme de dépistage massif et une augmentation rapide du nombre de nouveaux traitements à court terme à savoir : 51,8 millions de traitements antiviraux à action directe d’ici 2030, souligne-t-il. Il s’agit notamment de dépister 90% des personnes atteintes et de les traiter d’ici là, ajoutant ainsi que l’élimination du virus de l’hépatite C est un objectif extrêmement ambitieux qui nécessite des interventions de prévention et un dépistage améliorés, en particulier dans les pays les plus touchés, tels que la Chine, l’Inde et le Pakistan.
Mehdi Isikioune