UGTA : le 1er mai en solidarité avec le peuple sahraoui

C’est en présence de ministres du gouvernement d’Abdelmalek Sellal et du secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens, (Ugta), Sidi Saïd, que la célébration de la Journée internationale du travail par la Centrale syndicale, dédiée cette année, à l’expression du soutien et de la solidarité avec le peuple du Sahara occidental, a débuté, hier, à Alger.

C’est par le coup d’envoi, en effet, d’une caravane de solidarité avec le peule sahraoui, que 25 camions semi remorques chargées de denrées alimentaires et de médicaments ont quitté, hier, le siège de la Centrale syndicale, sise au 1er mai, à Alger, vers, Oran, pour rejoindre un autre convoi et prendre la route vers les camps des réfugiés sahraouis, à Tindouf.
L’escale de la caravane de solidarité, après son départ, d’Alger, hier, vers Oran, pour rejoindre un même convoi, qui se dirigera vers les camps des réfugiés sahraouis, à l’occasion de la célébration officielle, demain, des festivités par l’Ugta, de la journée du 1er mai, dédiée au soutien et à la solidarité avec le peuple sahraoui. Seront présents à Oran, à cette occasion, avons-nous appris, hier, outre les représentants de l’Ugta, dont son secrétaire général, Abdelmadjid Sidi Saïd et son homologue de l’Union des travailleurs de Seguia El-Hamra et Rio de Oro (UGTSARIO), Bouchraya Hamoudi-Sidina, une délégation de responsables algériens que conduira le Premier ministre , Abdelmalek Sellal et celle représentant la République arabe sahraouie démocratique, (RASD), à sa tête le Premier ministre sahraoui Abdelkader Taleb Omar. Les intervenants, avant le coup d’envoi, hier à Alger, de la caravane en question, ont réaffirmé, la position constante de l’Algérie sur la cause juste du peuple du Sahara occidental, dans le combat de celui-ci pour son droit à l’autodétermination pour se libérer du joug colonial marocain. Si le message tenu, hier, par le responsable syndical en charge des relations extérieures de l’UGTA, Guettiche Ahmed, a porté sur le soutien des travailleurs algériens, en particulier et celui du peuple et des institutions du pays, en général à la « juste cause du peuple sahraoui », la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Mme Mounia Meslem a déclaré que « la solidarité et le soutien » de l’Algérie, au peuple sahraoui et à sa cause « sont l’expression de ses positions constantes » vis-à-vis, de la dernière question de décolonisation, en Afrique. étaient présents, hier, à la Centrale syndicale, outre la ministre précitée, ses collègues, de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf, Sid Ahmed Ferroukhi, de l’agriculture, du Développement rural et de la Pêche, du secteur des Transports Boudjmaa Talai, des Travaux publics Abdelkader Ouali et le ministre de la Communication Hamid Grine ainsi que le Wali d’Alger, Abdelkader Zoukh et des élus locaux. Côté de la RASD, était présent, le Chargé d’Affaires de l’ambassade sahraouie à, Alger, Mohamed Chikh. Celui-ci, dans son intervention, outre qu’il a exprimé les « remerciements » du peuple sahraoui et des responsables de la Rasd, pour cette action humanitaire, il a indiqué, aussi, que celle-ci « refléte» le soutien politique « indéfectible » de la position «constante» du peuple algérien et de son gouvernement «à la cause du peuple sahraoui» et de son combat pour se libérer du joug colonial marocain. Laquelle position de l’Algérie s’inscrit en droite ligne avec la légalité internationale qui consacre le droit à l’autodétermination du peuple du Sahara ocidental. Laquelle position de l’Algérie est dictée, faut-il le noter, par l’héritage historique du peuple algérien, notamment dans son combat contre la colonisation française. La célébration, demain, par les travailleurs, en particulier et du peuple algérien, en général, de la journée du 1er mai, à travers des actions et des manifestations de soutien à la cause sahraouie, à travers l’ensemble du territoire national, dont la ville d’Oran abritera les festivités officielles coïncidant avec une conjoncture particulière marquant la question sahraouie.
Après l’expulsion par l’occupant marocain, des territoires sahraouis occupés, du personnel du segment politique de la Mission des Nations unies pour l’organisation du référendum au Sahara occidental (Minurso) et avant son opposition à la mission du Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, Rabat se place au rang de «pays hors la loi» comme l’on souligné, des juristes experts du Droit international. Ce qui a été noté, par Ban ki-moon, dans son rapport sur le Sahara occidental, remis aux membres du Conseil de sécurité (CS), qui se sont penchés sur cette question, durant la semaine dernière, notamment par l’examen de la résolution proposée par les Etats-Unis. Lequel texte a balayé d’un revers outre les tentatives de l’occupant marocain, visant à dévier la question sahraouie de ses caractéristiques, juridique et politique, mais aussi un cinglant rappel à l’ordre à Rabat.
Celui-ci s’est traduit par l’instance du Conseil de sécurité dans ladite résolution, de « la nécessité du retour » du personnel de la Minurso dans les territoires sahraouis occupés et de préciser « en urgence » est-il indiqué. Aussi le texte de la résolution, réaffirme « l’appui total du Conseil de sécurité » à la mission du Secrétaire général de l’Onu et de son envoyé personnel, le diplomate américain, Christopher Ross, un désaveu pour le Maroc et ses soutiens aussi, dans sa colonisation du Sahara occidental, principalement la France et les monarchies des pays du Golfe.
Karima Bennour