Société civile

TOUT EN RÉITÉRANT SON SOUTIEN AU MOUVEMENT POPULAIRE : La société civile dénonce «la recrudescence de la répression»

Les dynamiques de la société civile, réunis samedi 12 octobre, ont dénoncé, dans un communiqué rendu public, la recrudescence de la répression de manifestants pacifiques, durant les mardis et les vendredis des manifestations populaires, ainsi que les arrestations visant, notamment, ses représentants à l’exemple d’Abdelouhab Fersaoui, président du RAJ.

Rappelant leur engagement à trouver une solution consensuelle à la crise politique qui secoue le pays depuis plusieurs mois, permettant une transition démocratique, les dynamiques de la société ont déploré, dans leur communiqué, la politique de fuite en avant suivie par les autorités en recourant à des pratiques révolues.
Dans leur texte, ils ont écrit : «les dynamiques de la société civile dénoncent fermement la politique des arrestations et l’escalade de la répression dans toutes ses dimensions et qui n’œuvrent pas au rétablissement de la confiance et au climat d’apaisement nécessaires à la réussite de tout processus politique et pour éviter l’impasse et l’affrontement». Réuni pour la première fois le 15 juin dernier, ce collectif qui regroupe plusieurs associations dont Raj et des syndicats de plusieurs secteurs dont la Santé et l’Éducation, et qui avaient élaboré une série de recommandations de sortie de crise visant à organiser une conférence nationale en présence des partis, des élites, des personnalités et des acteurs de la société civile, a déploré en effet la «politique de fuite en avant du pouvoir de fait». Celle-ci s’est traduite, selon ce même collectif, à travers «un dialogue imposé et rejeté par le peuple», allusion à l’instance de Karim Younès, ainsi que des «entraves à l’espace public, au mouvement populaire pacifique et la fermeture des accès à la capitale». Les dynamiques de la Société civile ont dénoncé également le «siège et le contrôle sans précédents des médias au détriment, diront-ils, de la liberté d’opinion». Ils ont, en outre, cité dans le même contexte le « recours à la politique d’arrestations et de répression» et le « ciblage des dynamiques de la société civile, dont le président du RAJ, des membres de cette association ainsi que des figures ayant participé à la rencontre du 24 août dernier», a-t-on noté dans le document.
Tout en appelant à la libération  de tous les détenus d’opinion et la levée des poursuites contre eux, la même source a affirmé qu’elle reste «soucieuse de contribuer à une solution à la crise» et qu’elle «poursuit ses efforts afin de trouver une issue consensuelle de nature à susciter l’adhésion du peuple pour conférer une légitimité aux Institutions d’une Algérie forte, libre, démocratique, plurielle et civile régie par le droit».
Ania Nait Chalal