Huile d'olive

Tizi-Ouzou : Production record de plus de 19,6 millions de litres d’huile d’olive

La wilaya de Tizi-Ouzou a réalisé une production record de 19 637 793 litres d’huile d’olive durant la saison 2019/2020 clôturée en mars dernier, a-t-on appris, du directeur local des services agricole (DSA), Laib Makhlouf.

«Cette année, nous avons obtenu l’une des meilleures productions jamais atteintes au niveau de la wilaya. C’est un record que nous avons réalisé à l’occasion de la saison oléicole 2019/2020», a fait savoir M. Laib qui a rappelé que durant les quatre dernières saisons (2015/2016 à 2018/2019) la production d’huile n’a pas dépassé les 13, 5 millions de litres. Avec ces plus de 19,6 millions de litres d’huile d’olive obtenus cette année sur une superficie oléicole productive de 34 590 ha, il a été enregistré une hausse de prés de 100% de la production comparativement à la saison dernière (2018/2019), où le volume d’huile était de 10 307 400 litres réalisé sur un verger de 33 512 ha, selon les chiffres communiqués par la DSA. La récolte d’olives de cette saison et qui a été de plus de 1 million de quintaux contre environ 500 000 qx en 2018/2019, a été prise en charg
e par un parc de 450 huileries dont 109 modernes parmi lesquelles 46 ont été subventionnée par l’Etat, 57 semis automatiques et 284 traditionnelles, a indiqué la chargée de la filière oléicole à la DSA, Samia Hadjih. Cette production record aurait pu être encore plus importante si ce n’est la forte attaque de plusieurs vergers par la mouche de l’olive et qui a été l’un des principaux facteurs ayant réduit le rendement d’huile par quintal. Le taux d’extraction ayant donné une moyenne de 18,5 litres/quintal contre 20,5 l/q durant la saison précédente, a-t-on indiqué à la DSA. «Les conseils donnés et appliqués par de nombreux oléiculteurs et oléifacteurs, lors des multiples campagnes de sensibilisation organisées par la DSA en collaboration avec ses différents partenaires, ont permis d’obtenir ce rendement satisfaisant», a souligné Mme Hadjih Il s’agissait notamment des bonnes pratiques culturales, à l’instar des techniques de récolte bannissant le gaulage afin de ne pas abîmer le fruit, l’utilisation des filets de récolte, le stockages des olives dans des caisses et leur trituration dans les meilleurs délais pour éviter au fruit une perte de l’huile durant le stockage, a-t-elle rappelé. M. Laib a observé que cette «performance» dans la production d’huile d’olive n’est pas uniquement quantitativ
e mais elle est aussi qualitative. «Nous produisons de plus en plus d’huile d’olive extra vierge avec un taux d’acidité inférieure a 0,8 % et de l’huile vierge (0,8 a 2%) grâce à l’utilisation de plus en plus répandue des caisses à la place des sacs pour transporter les olives, et la réduction de la durée de stockage de fruits», a-t-il dit.