Sous commandement de Khalifa Haftar : L’armée nationale libyenne lance, au sud-ouest, son opération contre les terroristes

Une opération militaire d’envergure contre les terroristes de Daech, d’El-Qaïda et des groupes criminels dans les régions du sud-ouest de la Libye est en voie d’être lancée , selon l’Armée nationale libyenne (ANL), sous le commandement du maréchal Khalifa Haftar. C’est ce qu’a annoncé le porte-parole de l’ANL, Ahmed al-Mismari, mardi dernier, animant une conférence de presse à l’est du pays, à Benghazi, durant laquelle, il a indiqué que cette opération vise à «libérer cette région» du pays des terroristes.

Sans manquer, à cette occasion, de préciser que l’ANL «contrôlait près de 90% du territoire du pays» le porte-parole de l’ANL rappelait ainsi, sans le dire, les opérations menées, par l’ANL, ces dernières années, dans le cadre de la libération de vastes territoires, de l’est du pays notamment, à Benghazi et Derna, des groupes terroristes. Dans le cadre de sa mission en Libye, le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies (ONU), Chef de la Manul, Ghassan Salamé, qui s’active à traduire le plan onusien, en vue de tenir des élections législatives et présidentielles dans ce pays, au printemps prochain, œuvre à enregistrer des avancées en matière de sécurité et entre les différentes parties libyennes. Des efforts que les toutes prochaines semaines devront révéler, des avancées notables, notamment en ce qui concerne la tenue de la conférence nationale inter-libyenne, par laquelle la voie vers les échéances précitées se précisera pour le peuple libyen, lequel aspire à renouer avec la vie politico-institutionnelle, après plus de huit ans de chaos et d’insécurité. Il est aussi utile de rappeler que le responsable onusien, Ghassam Salamé, avait eu à avertir, les derniers mois, de ne pas écarter la possibilité de «recourir à des sanctions si nous étions forcés, dans différentes régions de la Libye» et de préciser «et plus précisément dans le sud» a-t-il déclaré. Au terme d’une rencontre de M. Salamé avec des dignitaires et des académiciens à Sebha, ce dernier avait déclaré que «nous nous efforcerons de mettre en place des dispositifs de sécurité assurant la médiation entre les différentes parties et d’arriver à un accord si possible» et recourir, a-t-il poursuivi «à des sanctions si nous serons forcés de rétablir la sécurité et la stabilité dans différentes régions de la Libye et le Sud en particulier» a fait savoir la Manul sur son compte Twitter. Déterminé à réussir sa mission, contenue dans sa feuille de route, notamment le point relatif à la tenue des élections dans ce pays, au printemps prochain, soit avant la fin mars, Ghassan Salamé avait souligné, dans une de ses déclarations, l’urgence de voir le pays renouer avec le rôle et les missions des Institutions légitimes. C’est ce qu’il a laissé entendre, en déclarant que «les institutions actuelles sont peu performantes et leur travail n’est pas à la hauteur des normes requises» avant d’ajouter que «le temps était venu pour trouver des alternatives» avait-il précisé. Lors de sa rencontre avec le premier ministre du gouvernement d’union nationale (GNA), Fayez Serradj, Le responsable onusien l’avait informé «des mesures prises par la mission de l’ONU pour garantir la réussite de la conférence nationale» laquelle doit réunir «des représentants des milieux politiques, sociaux et culturels du pays sans exclure personne» selon le communiqué du bureau de l’information de Fayez Serradj. La mission de l’ONU avait fait savoir que la date et le lieu de la tenue de la conférence nationale inter-libyenne, sur le sol libyen, seront communiqué « par les canaux de communications officiels de la Manul», et que les invitations, «ne seront envoyées aux participants que par le biais de la mission de l’ONU» a précisé la mission onusienne, en Libye.
Karima Bennour