BAC

SON DÉROULEMENT SE POURSUIT SOUS HAUTE SURVEILLANCE : Le Bac 2021 « moins entaché » d’irrégularités

Entamées dimanche 20 juin, les épreuves du Baccalauréat session 2021 se poursuivent dans le calme et la sérénité. Mis à part les quelques difficultés rencontrées par les candidats pour résoudre les sujets de mathématiques, il n’a pas été enregistré d’incidents pouvant porter atteinte à la crédibilité de cet examen comme ce fut le cas les années précédentes.

Il faut dire que ce qui a caractérisé le plus le Bac de cette année est bien le renforcement du dispositif de surveillance au niveau des centres de déroulement des examens. Une démarche qui a contribué à réduire de manière considérable le taux de triche notamment à travers l’utilisation des moyens technologiques et de Smartphones. Outre le recours à la suspension des réseaux sociaux au moment du déroulement des différentes épreuves, il a été mobilisé 4 surveillants dans chaque salle contrairement aux précédentes sessions où l’on mobilisait 3 surveillants seulement. Il faudra noter en outre que les sanctions sévères décidées contre les fraudeurs ont également eu leur impact dans la diminution du phénomène de la triche. En effet, le code pénal, en son article 253 bis 6, prévoit un emprisonnement de 1 à 3 ans et une amende de 100 000 dinars à 300 000 dinars pour quiconque, qui, avant ou après le début de l’examen, publie ou divulgue les sujets ou les réponses aux examens finaux pour l’enseignement primaire, moyen, secondaire ou lors des concours. La même peine s’applique à quiconque use de l’identité d’un autre candidat à l’examen, à savoir un emprisonnement de 1 à 3 ans et une amende de 100 000 à 300 000 da. Quant aux personnes chargées de préparer, d’encadrer ou de superviser les épreuves de Baccalauréat, qui se sont avérées être impliquées dans la fuite de sujets ou de réponses d’examens, la peine a été fixée à un emprisonnement de 5 à 10 ans et à une amende de 500 000 da à 1.500,00 da d’amende. En plus, les sanctions complémentaires dans ce genre d’infractions, comme le retrait les droits civils, nationaux et familiaux. Par ailleurs, Il est important d’évoquer la situation des candidats au Bac des régions du Sud du pays et des Hauts plateaux qui souffrent, comme à chaque année, durant la période des examens du BAC des fortes températures en raison de l’absence de climatisation dans les salles. Un problème qui persiste et vers lequel les autorités ne se sont toujours pas pencher alors qu’il compromet le principe de l’égalité des chances pour les élèves. À rappeler, enfin, que 731 723 candidats dont 459.545 candidats scolarisés (180 833 garçons et 278 712 filles) et 272 178 candidats libres (140 099 garçons et 132 079 filles) sont concernés par ces épreuves du Bac qui se déroulent, à travers 2 528 centres répartis sur tout le territoire national, dans des conditions sanitaires exceptionnelles du fait de la propagation de la Covid-19. Aussi, 5 084 détenus sont également concernés par le BAC 2021, soit une hausse de 59% par rapport à la précédente session de 2020. Il s’agit de 4 977 détenus et de 107 femmes répartis à travers 47 établissements pénitentiaires agréés par le ministère de l’Éducation nationale comme centres d’examen.

Ania Nait Chalal