SILA 2026 : Une 29e édition tournée vers l’histoire et la jeunesse

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Le Palais des expositions d’Alger s’apprête à redevenir la capitale de la littérature mondiale du 28 octobre au 7 novembre 2026. Avec plus de 1 500 éditeurs issus de 51 pays et le Royaume d’Arabie saoudite comme invité d’honneur, la 29e édition du Salon international du livre d’Alger (SILA) promet une célébration exceptionnelle du savoir. Entre un programme culturel foisonnant, une immersion technologique inédite dans l’histoire nationale et un soutien appuyé aux jeunes talents, cet événement incontournable réaffirme avec force le rayonnement intellectuel de l’Algérie.

Une dimension internationale et l’Arabie saoudite à l’honneur

Organisée sous le haut patronage du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, et placée sous le slogan évocateur « Demain entre les pages d’un livre », cette nouvelle grand-messe littéraire s’annonce vertigineuse par son ampleur. Le commissaire du Salon, Mohamed Iguerb, a dévoilé lors d’une conférence de presse tenue à la Bibliothèque nationale d’Algérie la cartographie impressionnante de cette édition, supervisée par la ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda. Ce ne sont pas moins de 1 567 maisons d’édition qui convergeront vers les Pins maritimes, dessinant une véritable mappemonde littéraire. Le public aura le privilège d’explorer la production de 350 exposants algériens, 554 éditeurs du monde arabe et 663 venus d’Afrique, d’Europe, d’Asie et des Amériques. Dans les allées du salon, près de 300 000 titres seront proposés, couvrant tous les champs de la création humaine, du roman à la poésie en passant par les essais intellectuels et scientifiques.

Pour cette édition de 2026, le Royaume d’Arabie saoudite est mis à l’honneur, un statut hautement symbolique salué par son ambassadeur en Algérie, M. Abdallah Ben Nasser Al-Bassiri. Ce choix traduit la profondeur des liens fraternels et la volonté partagée par les dirigeants des deux nations de consolider leur coopération bilatérale. L’ambassadeur a promis un programme culturel riche qui s’étalera sur plusieurs jours, offrant une tribune de choix à une pléiade de poètes, de penseurs et d’écrivains saoudiens afin de renforcer les passerelles de communication avec les intellectuels algériens et les visiteurs du salon.

Mémoire nationale, innovation et tremplin pour la jeunesse

Au-delà de la diversité de ses exposants, le SILA 2026 se distingue par une identité mémorielle forte et une scénographie résolument modernisée. Le commissariat a conçu au sein du pavillon « Gourara » un espace inédit entièrement dédié à l’Histoire et à la Mémoire. Véritable prouesse de cette édition, ce pôle intégrera des technologies de projection lumineuse en trois dimensions (Mapping), offrant aux visiteurs une exploration immersive et spectaculaire des grandes étapes de l’histoire algérienne. Le programme culturel fera notamment revivre des moments fondateurs du mouvement national, marquant le centenaire de la création de l’Etoile nord-africaine, tout en jetant un éclairage puissant sur l’État de l’émir Abdelkader et les dimensions humanistes qu’il incarne. Par ailleurs, fidèle à ses principes historiques, l’Algérie réaffirmera son soutien indéfectible aux causes justes, élevant la cause palestinienne et celle du Sahara occidental au cœur des débats et des rencontres.

Sur le plan de l’animation, ce sont 994 activités intellectuelles et littéraires qui rythmeront ces journées, animées par 220 écrivains de renommée mondiale. Le public aura l’opportunité d’écouter et de débattre avec des figures incontournables telles que le monument de la poésie arabe Adonis, le célèbre romancier algérien Yasmina Khadra, ainsi que les éminents historiens Benjamin Stora et John Kaiser. Le continent africain bénéficiera également d’une vitrine privilégiée à travers l’espace « Esprit Panaf », conçu pour interroger les mutations intellectuelles du continent et valoriser sa formidable vivacité littéraire.

Le Salon a enfin choisi de se tourner vers l’avenir en plaçant la jeunesse au centre de ses priorités. Considérés comme les vecteurs essentiels du renouvellement du paysage culturel, les jeunes auteurs auront de multiples occasions de débattre des défis de la création et de l’expérimentation littéraire contemporaine. Cet engagement envers la relève se concrétisera par la tenue de la 3e édition du Prix « Mon premier livre ». Parallèlement, une distinction nouvelle fera son apparition avec le lancement du tout premier « Prix de la traduction », destiné à récompenser l’excellence d’un traducteur algérien, tandis que d’autres hommages viendront couronner la carrière de figures majeures de la pensée nationale. Les portes de ce grand rendez-vous culturel s’ouvriront au public à partir du 29 octobre, l’invitant à célébrer le livre tous les jours de 10h00 à 19h00.