KHALDI VISITE LE PROJET D’USINE DE LAIT EN POUDRE À ADRAR : Un coup d’accélérateur pour « Baladna »

0

Le ministre de l’Agriculture, Sid Ali Khaldi, a inspecté, lundi à Adrar, les chantiers du mégaprojet Baladna, où il a demandé de resserrer la coordination entre les intervenants et de maîtriser les délais fixés, alors que les travaux de l’usine de lait en poudre affichent un taux d’avancement de 28%.
«Cette visite dans la wilaya d’Adrar s’inscrit dans le cadre du suivi de terrain de l’un des plus importants projets d’investissement agricole réalisés en partenariat entre l’Algérie et le Qatar », a-t-il déclaré, soulignant que « ce projet stratégique constitue un modèle intégré de développement des chaînes de valeur agricoles et agro-industrielles». Et de préciser qu’il couvre l’ensemble du processus de production, «de la mise en valeur des terres agricoles à la transformation industrielle, en passant par l’élevage bovin, la production de viandes rouges, la culture du maïs et la fabrication d’aliments pour le bétail, ainsi que la production de lait en poudre». Le ministre a également mis en avant les retombées économiques attendues. «Cette initiative devrait contribuer à réduire la facture des importations, tout en créant des emplois directs et indirects au niveau local, au bénéfice des habitants de la wilaya d’Adrar et des wilayas limitrophes», a-t-il affirmé, rappelant par là même que son département assure «l’accompagnement technique des différentes activités agricoles, ainsi que le suivi et le contrôle sanitaires et vétérinaires du cheptel». Pour Sid Ali Khaldi, «l’ambition est éminemment stratégique et relève également d’un enjeu de souveraineté nationale», à savoir «faire du Sud un pôle d’excellence de la production et de l’investissement agricoles, capable de contribuer au renforcement de la souveraineté économique du pays et de sa sécurité alimentaire».

30 000 vaches laitières attendues dès novembre
Au cours de cette visite, Khaldi a passé en revue les différentes composantes du projet qui s’étend sur une superficie totale de 219 000 hectares.
À terme, l’objectif est de constituer un cheptel de 224 000 têtes bovines pour une production annuelle escomptée de 1,7 milliard de litres de lait. Le projet ambitionne également de couvrir jusqu’à 50% des besoins nationaux en lait en poudre, avec une production de près de 194 000 tonnes, réduisant ainsi considérablement la dépendance aux importations. Le ministre a, d’ailleurs, inauguré la visite par l’inspection du dépôt de quarantaine sanitaire à l’aéroport d’Adrar, destiné à accueillir les bovins importés.
Les premières cargaisons sont attendues à partir de novembre prochain. À ce propos, le projet prévoit l’importation de 30 000 vaches laitières en provenance de neuf États américains, mobilisant un pont aérien inédit de 109 vols, avec une moyenne de 300 bovins par rotation. Par la suite, le premier responsable du secteur de l’agriculture s’est rendu à Timokten pour inspecter la parcelle n° 1 dédiée à la construction de l’usine de lait en poudre. Sur ce site, les travaux de génie civil progressent, avec un taux d’avancement de 28% pour l’usine, et les préparatifs s’accélèrent pour la réception des premières vaches. À Fenoughil, sur la parcelle n°2, le ministre a examiné le chantier de la ferme bovine où 492 étables sont programmées, ainsi que les systèmes d’irrigation par pivots.
Ces infrastructures, déjà opérationnelles pour certaines, permettent la culture de fourrage, notamment de l’orge, du blé, de la luzerne et du maïs, transformant progressivement le désert en terres agricoles productives. Le ministre a saisi l’occasion pour réaffirmer l’importance de la coordination entre les secteurs et de l’implication des compétences nationales, à travers des conventions avec les instituts de formation et les universités.
Sarah O.