MEURTRE DE LA FILLETTE PALESTINIENNE HIND RAJAB : Une ONG demande l’arrestation d’un officier sioniste aux États-Unis

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L’organisation Hind Rajab a saisi le ministère américain de la Justice pour réclamer l’ouverture d’une enquête et des poursuites contre Sean Glass, officier de l’armée d’occupation sioniste, soupçonné d’implication dans des crimes de guerre à Ghaza, notamment dans la mort de la fillette palestinienne Hind Rajab.
La Fondation Hind Rajab, une organisation de défense des droits humains basée à Bruxelles, a demandé aux autorités américaines d’arrêter et de poursuivre Sean Glass, officier de l’armée d’occupation sioniste, actuellement présent aux États-Unis, pour des faits présumés constitutifs de crimes de guerre dans la bande de Ghaza. Dans un communiqué publié mardi, l’organisation a indiqué avoir adressé, lundi, une demande urgente au ministère américain de la Justice afin qu’une enquête soit ouverte sur les actes imputés à cet officier, qui commandait la compagnie « Vampire Empire », relevant du 52e bataillon de la 401e brigade blindée, durant la guerre génocidaire menée contre Ghaza. Concernant la mort de la fillette palestinienne Hind Rajab, âgée de cinq ans, la fondation affirme que ses investigations ont établi la présence de la compagnie commandée par Sean Glass à quelques centaines de mètres du véhicule dans lequel se trouvait l’enfant, pris pour cible le 29 janvier 2024 dans le quartier de Tal al-Hawa, au sud-ouest de la ville de Ghaza. L’organisation estime que l’officier aurait pu donner l’ordre d’ouvrir le feu. Hind Rajab a été martyrisée après que le véhicule dans lequel elle se trouvait avec son oncle, l’épouse de celui-ci et leurs trois enfants a été visé par les tirs des forces d’occupation. Selon la fondation, les accusations portées contre l’officier comprennent notamment le meurtre intentionnel, la torture, les traitements inhumains, le transfert illégal de personnes ainsi que la destruction à grande échelle de biens sans nécessité militaire. La demande adressée à la justice américaine s’appuie sur les législations des États-Unis relatives aux crimes de guerre et au génocide. L’organisation souligne également que Sean Glass aurait documenté les opérations de destruction menées par son unité et s’en serait publiquement félicité, notamment à travers des publications, des entretiens et un ouvrage qu’il a lui-même publié.

Des opérations militaires ciblant des infrastructures civiles
La Fondation Hind Rajab affirme par ailleurs que l’unité dirigée par l’officier a participé à l’attaque contre le complexe médical d’al-Chifa, dans la ville de Ghaza, ainsi qu’à la destruction du siège de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA). Selon le communiqué, cette unité blindée aurait également été la première à pénétrer dans la ville de Rafah, dans le sud de la bande de Ghaza. Pour l’organisation, la présence de Sean Glass sur le territoire américain constitue une épreuve pour la crédibilité des engagements de Washington en matière de lutte contre l’impunité des auteurs présumés de crimes de guerre. Elle appelle ainsi les autorités américaines à agir sans délai pour enquêter sur les faits dénoncés et engager, le cas échéant, des poursuites judiciaires. Basée à Bruxelles, en Belgique, la Fondation Hind Rajab porte le nom de la fillette palestinienne et mène des démarches judiciaires dans plusieurs pays contre des responsables politiques et des militaires de l’occupation sioniste soupçonnés d’avoir commis des crimes et des violations du droit international durant la guerre contre Ghaza.

Douze jours d’attente avant la découverte des corps
Le 29 janvier 2024, Hind Rajab s’était retrouvée piégée dans un véhicule pris pour cible par les forces d’occupation dans le quartier de Tal al-Hawa, après que les membres de sa famille qui l’accompagnaient eurent été martyrisés. Alors que les tirs se poursuivaient, la fillette avait lancé des appels de détresse aux équipes du Croissant-Rouge palestinien, les suppliant de venir la secourir. Deux ambulanciers, Youssef Zeino et Ahmed al-Madhoun, avaient été dépêchés sur place pour tenter de l’évacuer. Le contact avait ensuite été perdu avec l’enfant et les deux secouristes. Le 10 février 2024, soit douze jours après leur disparition et alors que les tentatives d’accès à la zone étaient restées infructueuses, les corps de Hind Rajab et des membres de sa famille ont été retrouvés à l’intérieur du véhicule. L’ambulance envoyée pour porter secours à la fillette a également été découverte détruite, tandis que les deux ambulanciers avaient été martyrisés.
M. Seghilani