Belmadi

Sélection algérienne : La leçon tactique de Belmadi

Tout le monde est unanime à dire que la sélection algérienne de football a joué dimanche l’un de ses matchs les plus compliqués depuis que Djamel Belmadi est à la tête de sa barre technique. Face au Mali, les Verts ont vécu des moments difficiles, notamment en première période, comme l’a reconnu du reste leur sélectionneur lui-même.
Pour revenir justement à cette rencontre qui a fait trembler les camarades de Mahrez et ce, pour la première fois depuis la finale de la CAN. Mais l’occasion fut propice aussi pour Djamel Belmadi d’apporter sa touche tactique en deuxième mi-temps que les spécialistes qualifient de celle des entraineurs.
Dimanche, dans la foulée des dysfonctionnements constatés dans le jeu des Fennecs, il était clair que le problème ne se situe pas seulement au milieu de terrain composé de trois joueurs à vocation défensive, mais il s’étend à l’arrière-garde, qui n’a pas beaucoup aidé dans la construction du jeu, comme ce fut le cas souvent. D’ailleurs, Mandi a fait l’objet d’une pression terrible des Malien. Sa mission est devenue de plus en plus délicate en raison des difficultés rencontrées par Guedioura pour sortir la balle de la zone algérienne, en plus du manque de créativité de Zeffane comparativement à Atal, tout cela conjugué aux limites affichées par Benlamri dans le jeu sur le sol. Tout cela a fait que les balles sortis des pieds par Mandi vers le trio du milieu de terrain lui revenaient rapidement, et c’est ce qui a rendu la construction du jeu habituel des Fennecs difficile, contrairement à l’équipe du Mali, qui développait ses attaques avec deux défenseurs au lieu d’un et avec des milieux de terrain au potentiels énormes.
L’entraineur national savait d’ailleurs que ni ses joueurs du milieu alignés d’entrée, ni ceux qui étaient sur le banc de touche n’étaient en mesure de contenir le trio, Aliou Dieng, Coulibaly et Aïdara.
Et pour justement faire face à cette force terrible de l’entrejeu malien, le coach national a eu l’idée d’affaiblir ce secteur de l’adversaire au lieu de renforcer le nôtre, en incorporant Slimani, qui est un attaquant de pointe, pour faire pression sur les deux arrières centraux du Mali, et ainsi les empêcher à enclencher les attaques de leur équipe de derrière comme ce fut le cas au cours de la première période.
Une stratégie qui s’est avérée payante, puisqu’elle a obligé les hôtes des Verts à recourir aux longues balles en deuxième période, faisant les affaires de la sélection nationale qui a réussi à prendre les commandes du jeu et user de son jeu technique au prix duquel elle est parvenue à inscrire le seul but de la partie après une belle combinaison entre Slimani, Belaïli et Mahrez, l’auteur du but de la délivrance.

H. S.