Josep

SAHARA OCCIDENTAL : Josep Borrel contraint de réaffirmer la position du l’UE  

Soumis aux pressions des parlementaires européens ,  le  Haut-Représentant de l’Union européenne (UE) pour les affaires étrangères et de la politique de sécurité, l’espagnol Josep Borrell, qui ne cachait guère ses partis pris pour le Maroc alors qu’il dirigeait la diplomatie espagnole ,  a été contraint de réaffirmer  la position de l’UE sur  la question du Sahara occidental en soulignat   »le soutien du bloc européen aux efforts de l’ONU visant à trouver une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable prévoyant l’autodétermination du peuple du Sahara occidental ». Cette attitude a été confirmée par le Chef de la diplomatie européenne dans sa réponse à la lettre que lui ont adressée les deux députés européens, M. Manu Pineda et Mme Sira Rego, le 22 avril dernier, sur le cas de la militante sahraouie Mahfouda Bamba Chérif (également appelée Mahfouda El Fakir), qui était incarcérée dans une prison marocaine à Laâyoune occupée. Mme Mahfouda Bamba a été libérée le 15 mai par les autorités marocaines après avoir purgé la peine de six mois d’emprisonnement qui lui a été infligée en novembre 2019. « En ce qui concerne la question du Sahara occidental, la position de l’Union européenne est bien connue et se réfère à celle des Nations unies, à l’appui d’une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui prévoit l’autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le cadre de dispositions conformes aux principes et objectifs de la Charte des Nations unies », a indiqué M. Borrell, dans sa réponse. En rappelant la précédente lettre que lui ont adressée, dans le même cadre, 28 députés européens en décembre 2019, ainsi qu’aux Commission du Conseil européen sur le cas de Mme Mahfouda Bamba Chérif, le Haut-représentant a précisé que la situation de la militante sahraouie a fait l’objet d’un suivi spécifique, tant de la délégation de l’UE à Rabat que des services centraux à Bruxelles.
« L’UE, par l’intermédiaire de sa délégation à Rabat, a demandé, ces derniers mois, des informations sur la situation sanitaire, ainsi que sur le traitement de Mme Chérif », a-t-il précisé. Il convient de souligner que M. Manu Pineda et Mme Sira Rego avaient rappelé au Chef de la diplomatie européenne le statut du Sahara occidental en tant que territoire non autonome en quête de décolonisation et ont souligné que le Front Polisario est le seul représentant légitime du peuple sahraoui, reconnu par les Nations unies dans sa résolution 34/37 de 1979. D’autre part le  délégué sahraoui en Espagne, Abdallah Arabi, a exprimé la « protestation officielle » des autorités sahraouies auprès de Madrid, après le récent message publié par la ministre espagnole des Affaires étrangères, Maria Gonzalez Laya, sur son compte Twitter, supprimant le drapeau de la République sahraouie de la carte politique de l’Union africaine. Le diplomate sahraoui a écrit, dans un message envoyé à la directrice générale du Département de l’Afrique du Nord, de la Méditerranée et du Moyen-Orient du ministère des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération espagnole, Eva Martlinez Sanchez: « De la délégation sahraouie pour l’Espagne, je vous salue et vous transfère notre plus grand malaise face à la récente publication de la ministre espagnole des Affaires étrangères sur son compte Twitter officiel, à l’occasion de la Journée de l’Afrique », célébrée le 25 mai de chaque année. « Dans cette publication, une carte du continent africain qui a été modifiée pour faire disparaître le drapeau de la RASD apparaît à côté de la note de félicitations », a déploré le délégué sahraoui. Abdallah Arabi a rappelé également « que la RASD est un membre fondateur et un membre à part entière de l’Union africaine », soutenant que « cet incident constitue une provocation à la fois envers le continent africain et la RASD, nous attendons donc une rectification à cet égard ». Pour conclure, le délégué sahraoui a insisté sur le fait que « les relations bilatérales et de bon voisinage ne doivent pas altérer l’ordre international d’un autre continent qui, en tant que membre de l’Union européenne, est composé de 55 pays avec leurs drapeaux respectifs ».
M. B.