SADEK DZIRI

SADEK DZIRI, PRÉSIDENT DE L’UNPEF : « La révision du statut particulier n’est pas notre unique revendication»

Devant entamer aujourd’hui des réunions de négociation avec les responsables du ministère de tutelle, les syndicats du secteur de l’Éducation s’attendent à ce que les questions soulevées dans leur plateforme de revendication soient réglées en urgence.

Le Président de l’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation (UNPEF), Sadek Dziri, a fait savoir que la révision du statut particulier n’est pas l’unique préoccupation des travailleurs qui s’attendent surtout à une amélioration en urgence de leur pouvoir d’achat. « Si nous favorisons la voie du dialogue, nous n’allons pas nous contenter de la réouverture du dossier du statut particulier», dira notre interlocuteur.
«  Autrement et si la tutelle nous invite pour parler uniquement de ce dossier, nous n’allons pas poursuivre la réunion », a-t-il prévenu. Pour Dziri, il n’est plus possible d’attendre à ce que la satisfaction des revendications des travailleurs soit ajournée. « Soit c’est maintenant, soit c’est la contestation et les grèves qui se poursuivront », a-t-il menacé. Pour ce qui est des questions urgentes évoquées par le Président de l’Unpef, l’on cite essentiellement l’amélioration du pouvoir d’achat des travailleurs du secteur et l’augmentation des salaires, qui doivent, selon Dziri, être au centre des discussions.
Aussi, les travailleurs réclament une prime spécifique en attendant l’ouverture du dossier des salaires, l’application du décret 14/266, et la révision du décret spécifique à l’encadrement des examens. S’agissant de la révision du statut particulier, Dziri exige l’établissement d’un agenda qui doit être respecté.
Par ailleurs, et pour le règlement de toutes ces questions, la même source estime essentielle de donner toutes les prérogatives au ministère de l’Éducation pour qu’il puisse agir et concrétiser tous les engagements sur le terrain. Il est essentiel de noter qu’après l’échec des réunions organisées avant la grève du 9 au 11 mai dernier, le ministère de l’Éducation tente, une seconde fois, la carte de l’apaisement en invitant ses partenaires sociaux à discuter pour trouver des solutions concrètes aux problèmes soulevés.
Dans un communiqué rendu public, le Men avait précisé que les préoccupations à caractère éducatif et socioprofessionnel, notamment la révision du statut particulier, sont à l’ordre du jour.
Ania Nait Chalal