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ROYAUME-UNI : Un net ralentissement économique sous l’effet de la guerre au Moyen-Orient 

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Selon le quotidien britannique The Telegraph, le Royaume-Uni enregistre actuellement le recul de croissance le plus marqué parmi les grandes économies du G20, en raison des répercussions économiques liées à la guerre contre l’Iran. Cette évaluation, présentée comme la première analyse globale de l’impact du conflit, met en lumière la vulnérabilité de l’économie britannique face aux chocs extérieurs, notamment énergétiques. D’après les dernières données publiées par Organisation de coopération et de développement économiques, les perspectives de croissance du Royaume-Uni pour 2026 ont été considérablement revues à la baisse. Initialement estimée à 1,3 % en 2025, la croissance ne devrait atteindre que 0,7 % l’année suivante, soit près de la moitié. Ce ralentissement est le plus important, en termes relatifs, parmi les pays du G20. Ce repli s’explique principalement par la flambée des prix de l’énergie, conséquence directe des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Le Royaume-Uni, fortement dépendant des importations énergétiques, subit de plein fouet la hausse des coûts du pétrole et du gaz. Dans ce contexte, les prix des carburants ont atteint leur niveau le plus élevé depuis plus de 18 mois, enregistrant une deuxième semaine consécutive de hausse significative.

L’économie mondiale à l’épreuve 

À l’échelle internationale, l’impact de la crise reste notable mais plus modéré. La croissance moyenne des pays du G20 a été légèrement révisée à la baisse, passant de 3,3 % à 3,0 %. 

Cette différence souligne la sensibilité particulière de l’économie britannique aux fluctuations des marchés énergétiques. Face à cette situation, le gouvernement britannique tente de contenir la hausse des prix. Les autorités ont intensifié la pression sur les distributeurs de carburant et les fournisseurs d’énergie afin de limiter les augmentations et de protéger le pouvoir d’achat des ménages. Toutefois, ces mesures pourraient s’avérer insuffisantes si les tensions internationales persistent. 

Par ailleurs, les effets inflationnistes liés au conflit commencent déjà à se faire sentir sur les marchés britanniques. 

La hausse des coûts de l’énergie se répercute progressivement sur l’ensemble des secteurs économiques, accentuant les pressions sur les consommateurs et les entreprises. Dans un contexte plus global, la directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce, Ngozi Okonjo-Iweala, a mis en garde contre une déstabilisation profonde du système commercial international. Lors de l’ouverture d’une conférence ministérielle, elle a évoqué « les pires perturbations depuis huit décennies », soulignant que le système multilatéral tel qu’il existait a subi des transformations irréversibles. 

Elle a appelé les États à repenser en profondeur les régles  du commerce mondial afin de s’adapter à cette nouvelle réalité. Selon elle, les mutations en cours imposent une vision tournée vers l’avenir, capable de répondre aux défis économiques et géopolitiques actuels. Ainsi, la conjoncture actuelle illustre non seulement les fragilités structurelles de certaines économies, mais aussi l’ampleur des bouleversements qui affectent l’ordre économique mondial.

M. S.

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