RASD Sahara

RÉGLEMENT DE LA QUESTION DU SAHARA OCCIDENTAL : Le Front Polisario demande à l’Espagne du courage politique  

Le représentant du Front Polisario en Espagne, Abdullah Arabi, a déploré l’abandon  par les  gouvernements successifs espagnols de leurs responsabilités politique et juridique envers le peuple sahraoui. Il leur demande  de   « s’armer de courage afin de mettre un terme à la situation actuelle » au Sahara occidental. Dans une déclaration à l’agence de presse   »Europa press », M. Arabi a affirmé que tous les gouvernements successifs, de courants différents même, « sont restés très loin de soutenir le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, car craignant une éventuelle pression par le régime royal marocain », estimant que « la position et discours de ces gouvernements n’ont fait que reculer leur participation efficace à trouver une solution au conflit », précise la même source.
« Le Front Polisario et le peuple sahraoui attendent, impatiemment  depuis 29 ans l’application du plan de règlement entériné par le Conseil de sécurité et en vertu duquel a été mise en place la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso) dans le but de garantir au peuple sahraoui son droit, reconnu au plan international, à l’autodétermination, pourtant il continue d’affronter les affres de l’occupation et l’inertie de la communauté internationale », a-t-il fait rappeler. Il est fortement recommandé de désigner, selon M. Arabi, un nouveau émissaire onusien au Sahara occidental « afin de poursuivre la mission de médiation entre les deux parties du conflit et revenir aux négociations suspendues depuis la démission de Horst Kohler, en raison des obstacles que la France n’a cessé de semer au sein même du Conseil de sécurité pour endiguer tout effort visant à faire avancer le processus du règlement ». Le représentant du Front Polisario a tiré la sonnette d’alarme quant à « la pression vécue actuellement dans les territoires occupés du fait des actions illégales menées par l’occupant marocain au niveau du mur de la honte », estimant qu’une telle action est en soi « une violation flagrante du cessez-le-feu ».
M. B.